dimanche 25 octobre 2026

Agressions d’extrême droite contre des manifestants à Nice : un deux poids, deux mesures inacceptable





Agressions d’extrême droite contre des manifestants à Nice :

Un deux poids, deux mesures inacceptable



Samedi 24 octobre 2026, le préfet des Alpes-Maritimes, Jean-Marie Girier, et le maire de Nice, Éric Ciotti, ont fait le choix de la répression contre les manifestants mobilisés pour des revendications sociales, tout en laissant agir un groupe d’extrême droite. Ce groupe a agressé physiquement des manifestants pacifiques.

Le préfet et le maire de Nice ont annoncé publiquement que toute manifestation était interdite dans le centre-ville. Ils ont déployé un dispositif de sécurité quasi militaire. Ils ont fait usage du canon à eau et de lacrymogène contre les manifestants place Massena mais ont réservé un traitement beaucoup plus indulgent à un groupe d’extrême droite composé de 70 à 80 individus vêtus de noir, souvent cagoulés, arborant des brassards blancs et réunis derrière une banderole « Touche pas à ma ville ».

Regroupés devant la statue de Jeanne d’Arc puis descendant le Bd Borriglione vers le centre-ville, les identitaires ont été stoppés sans recours au canon à eau ni aux lacrymogènes. Le groupe s’est ensuite dispersé avant de se reconstituer en centre-ville, où il a violemment agressé des manifestants pacifiques à coups de poing, de pied, armés de couteaux, faisant plusieurs blessés. « On est chez nous ». « La rue est à nous, pas aux gauchistes ». Les forces de l’ordre ne sont intervenues que tardivement.

Ce deux poids, deux mesures est inacceptable. Comment un groupe d'extrême droite surveillé depuis le début de l'après-midi a-t-il pu se retrouver en situation d'agresser des manifestants, malgré un dispositif policier aussi important ? Le préfet des Alpes-Maritimes et le maire de Nice doivent rendre des comptes et faire preuve d'une totale transparence sur le déroulement de ces événements.

L’arrivée au pouvoir de l’extrême droite institutionnelle libère les pulsions violentes de l’extrême droite identitaire. Éric Ciotti souffle sur les braises de la violence par ses diatribes insensées et incessantes contre la gauche puis condamne officiellement le passage à l’acte des milices identitaires.

L’association Tous citoyens condamne avec la plus grande fermeté les violences commises par les identitaires niçois, ainsi que la complaisance des pouvoirs publics qui les ont laissé agir. 

Le droit de manifester doit être respecté. Les forces de l’ordre doivent garantir la sécurité des manifestants. Les auteurs de ces violences doivent être poursuivis et sanctionnés par la justice. Les groupuscules d’extrême droite violents doivent être dissous.


Nice, le 25 octobre 2026
Association Tous citoyens


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