dimanche 1 novembre 2026

"Une génération marquée au fer rouge par la répression"

Interview Nice Matin de David Nakache le 31.10.2026 lors de la manifestation à Nice




Hommage à Pengo Bossio Wangi, revue de presse

 

Hommage à Pengo Bossio Wangi et à toutes les victimes du racisme

Nice, le 30.10.2026

Revue de presse


Nice Matin :


BFM Nice Côte d'Azur :

Attentat raciste à Trappes : les Niçois réunis en hommage au lycée Masséna, à Nice


Nice Premium :

David Nakache : « en France et en 2026, le racisme tue encore … »

"Un hommage aux victimes de racisme a été rendu à Nice, ce vendredi, à la suite de l’attentat raciste et islamophobe survenu à Trappes et à la Verrière. Au pied de l’olivier de la paix du Lycée Masséna, une centaine de personnes s’est réunie, à l’appel de plusieurs organisations, associations, syndicats et collectifs de gauche. Cet événement met en lumière les rouages de la mécanique de la haine.

À Nice, l’heure est à la mémoire de Pengo Bosso Wangi, tué lors de l’attentat raciste et islamophobe à Trappes. C’est aussi un moment de solidarité pour les survivants de ce drame.  À l’appel de trente-sept associations, collectifs, syndicats et partis politiques, les Niçoises et les Niçois se sont réunis devant l’olivier de la paix. Une gerbe a été déposée à son pied et une minute de silence s’en est suivie. Des élus locaux étaient présents, tels que Julien Picot, Juliette Chesnel-Le-Roux et Patrick Allemand, tous conseillers municipaux et membres de l’Opposition. (...)"

Hommage à Pengo Bossio Wangi, photos et vidéos


Hommage à Pengo Bossio Wangi et à toutes les victimes du racisme

Nice, le 30.10.2026

Photos et vidéos


Photos :











Vidéos :









































samedi 31 octobre 2026

"Le racisme et la banalisation du racisme tuent"


 Hommage à Pengo Bossio Wangi et à toutes les victimes du racisme

Introduction Tous citoyens – David Nakache

Nice, le 30.10.2026

 

Bonsoir et merci à toutes et tous pour votre présence et votre participation.

Nous sommes réunis ce soir pour rendre un hommage citoyen à Pengo Bossio Wangi, jeune homme de 26 ans, tué lors de l’attentat raciste et islamophobe de Trappes et de la Verrière, le 23 octobre 2026.

Nous sommes réunis en solidarité avec les 5 autres victimes blessées lors de cet attentat, et avec des personnes traumatisées qui se sont trouvées, elles aussi, au milieu des tirs en rafale.

Nous sommes réunis, ensemble, en hommage et en solidarité avec toutes les victimes de racisme et d’islamophobie.

Le meurtrier, Kevin T. a reconnu avoir prémédité son acte et n’éprouver aucun regret.

Oui, aujourd’hui, en 2026, en France, le racisme tue encore. Mais cet attentat raciste et islamophobe ne vient pas de nulle part.

·       Le matraquage politique et médiatique sur les pillages du 17 octobre, assimilant quasi systématiquement les casseurs à des personnes racisées, a laissé des traces.

Conséquence : le meurtrier, Kevin T., a déclaré vouloir venger les commerçants pillés le 17 octobre.

·       Le matraquage politique et médiatique accusant les étrangers de tous les maux, liant systématiquement délinquance et immigration, banalisant et généralisant le racisme, a laissé des traces.

Conséquence : le meurtrier, Kevin T., a déclaré avoir visé des personnes de type « musulmans, africains ou nord-africains ».

·       Le matraquage politique et médiatique, depuis 10 ans, stigmatisant la ville de Trappes, accusée de séparatisme, a laissé des traces. On a créé une polémique, en 2018, sur des cafés prétendument interdits aux femmes. Puis en 2021, on a présenté Trappes comme une ville islamisée. Jordan Bardella, a alors déclaré que Trappes est une « République islamique miniature ».

Conséquence :  le meurtrier, Kevin T., a déclaré avoir tué à Trappes car c’est, selon lui, un « repaire d’islamistes ».

Oui, les mots sont des actes. Le matraquage politique et médiatique libérant la parole raciste a des conséquences et engendre la violence.

Le racisme tue. La banalisation et la généralisation de la parole raciste tuent.

Au-delà de la responsabilité pénale du meurtrier, il ne faut pas oublier la responsabilité morale et politique de ceux qui tiennent des discours racistes et de ceux qui les diffusent.

·       Le Rassemblement National et ses alliés progressent. Leur présence sur les plateaux télé, à l’Assemblée nationale, au Sénat ou à la tête de villes et de métropoles est banalisée. Éric Zemmour, plusieurs fois condamné pour incitation à la haine raciale, continue de pérorer sur les plateaux télé. Cette normalisation de l’extrême droite en France laisse des traces.

Conséquence : le meurtrier, Kevin T., avait confectionné des autocollants d’extrême droite mentionnant le Rassemblement National : « Vive la France, RN, fier d’être français ». Il avait, chez lui, un exemplaire de Mein Kampf.

Cet attentat raciste n’est malheureusement pas un fait isolé :

·       Cet attentat raciste s’inscrit dans une longue série de violences racistes. Evoquons la mémoire de Djellali Ben Ali en 1971, Ibrahim Ali et Brahim Bouarram en 1995, Zied et Bouna en 2005, Aboubakar Cissé en 2025 et malheureusement tant d’autres.

·       Cet attentat islamophobe s’inscrit également dans une série d’attentats suprémacistes blancs commis à proximité ou visant des mosquées, par des terroristes faisant explicitement référence à l’idéologie raciste ou nazie : en 2017 au Canada et au Royaume-Uni, en 2019 à Christchurch en Nouvelle Zélande, en 2020 en Allemagne… Et là aussi, la liste est malheureusement longue.

Nous sommes réunis ce soir, ensemble, à l’appel de 37 associations, collectifs, syndicats, et partis politiques, pour honorer les victimes, exprimer notre solidarité avec leurs proches et refuser que leur mémoire soit oubliée.

Nous dénonçons la banalisation et la généralisation du racisme. Nous refusons une société où l'on s'habitue au racisme, où l'on s'habitue à la haine, où l'on finit par s'habituer à l'inacceptable.

Un crime raciste n'est pas un fait divers : c'est une attaque contre notre humanité commune.

Face au racisme, notre réponse doit être l'égalité de toutes et tous et la solidarité. Et face à la haine et la violence, notre réponse doit être une mobilisation collective, déterminée et sans relâche.

Nous allons désormais procéder à un dépôt de gerbe et à une minute de silence en hommage à Pengo Bossio Wangi et à toutes les victimes du racisme, puis plusieurs partenaires prendront la parole.



dimanche 25 octobre 2026

Agressions d’extrême droite contre des manifestants à Nice : un deux poids, deux mesures inacceptable





Agressions d’extrême droite contre des manifestants à Nice :

Un deux poids, deux mesures inacceptable



Samedi 24 octobre 2026, le préfet des Alpes-Maritimes, Jean-Marie Girier, et le maire de Nice, Éric Ciotti, ont fait le choix de la répression contre les manifestants mobilisés pour des revendications sociales, tout en laissant agir un groupe d’extrême droite. Ce groupe a agressé physiquement des manifestants pacifiques.

Le préfet et le maire de Nice ont annoncé publiquement que toute manifestation était interdite dans le centre-ville. Ils ont déployé un dispositif de sécurité quasi militaire. Ils ont fait usage du canon à eau et de lacrymogène contre les manifestants place Massena mais ont réservé un traitement beaucoup plus indulgent à un groupe d’extrême droite composé de 70 à 80 individus vêtus de noir, souvent cagoulés, arborant des brassards blancs et réunis derrière une banderole « Touche pas à ma ville ».


Regroupés devant la statue de Jeanne d’Arc puis descendant le Bd Borriglione vers le centre-ville, les identitaires ont été stoppés sans recours au canon à eau ni aux lacrymogènes. Le groupe s’est ensuite dispersé avant de se reconstituer en centre-ville, où il a violemment agressé des manifestants pacifiques à coups de poing, de pied, armés de couteaux, faisant plusieurs blessés. « On est chez nous ». « La rue est à nous, pas aux gauchistes ». Les forces de l’ordre ne sont intervenues que tardivement.

Ce deux poids, deux mesures est inacceptable. Comment un groupe d'extrême droite surveillé depuis le début de l'après-midi a-t-il pu se retrouver en situation d'agresser des manifestants, malgré un dispositif policier aussi important ? Le préfet des Alpes-Maritimes et le maire de Nice doivent rendre des comptes et faire preuve d'une totale transparence sur le déroulement de ces événements.

L’arrivée au pouvoir de l’extrême droite institutionnelle libère les pulsions violentes de l’extrême droite identitaire. Éric Ciotti souffle sur les braises de la violence par ses diatribes insensées et incessantes contre la gauche puis condamne officiellement le passage à l’acte des milices identitaires.

L’association Tous citoyens condamne avec la plus grande fermeté les violences commises par les identitaires niçois, ainsi que la complaisance des pouvoirs publics qui les ont laissé agir. 

Le droit de manifester doit être respecté. Les forces de l’ordre doivent garantir la sécurité des manifestants. Les auteurs de ces violences doivent être poursuivis et sanctionnés par la justice. Les groupuscules d’extrême droite violents doivent être dissous.


Nice, le 25 octobre 2026
Association Tous citoyens


samedi 24 octobre 2026

Antisémitisme, sionisme et diaspora... retour sur notre événement

Notre événement, co organisé avec la section Nice de la Ligue des Droits de l'Homme, a donné lieu à un très bel et riche échange avec Jonathan Ruff du collectif Tsedek.

Un grand merci à la Librairie Les Parleuses et à toutes et tous pour votre participation !






mercredi 21 octobre 2026

Appel à solidarité !

 



Appel à solidarité !


Fodé est un jeune guinéen qui n’a pas été reconnu mineur car il n’a pas de documents d’état civil originaux.
Arrêté par la police en sortant du bureau de l’Aide Sociale à l’Enfance, il a été menotté, placé en garde-à-vue avec OQTF...
Nous allons déposer un recours au tribunal mais il a besoin de repos, d’un toit et de se sentir en sécurité.
Qui peut l’héberger quelques nuits sur Nice ou dans les Alpes-Maritimes ?

Vous pouvez contacter directement Joel au +33 6 15 47 15 20

Solidairement
L’équipe de Tous citoyens



Antisémitisme, sionisme et diaspora

 Bonjour,


L'association Tous citoyens et la Ligue des Droits de l'Homme ont le plaisir de vous inviter à une rencontre - dédicace :

 
Antisémitisme, sionisme et diaspora

Echange avec Jonathan Ruff

autour du manifeste « Lutter en rupture, lutter en solidarité » du collectif Tsedek !

 
Vendredi 23 octobre à 19h

Librairie Les Parleuses,



Venez nombreuses et nombreux !

L'équipe de Tous citoyens !




vendredi 9 octobre 2026

La Dame de pierre au Nikaïa - Attention : spectacle réactionnaire !


COMMUNIQUÉ

La Dame de Pierre au Nikaïa

Attention : spectacle réactionnaire !


Le 10 octobre prochain, La Dame de Pierre doit être présentée au Palais Nikaïa à Nice.

Ce spectacle n’est pas une simple fresque historique ou un divertissement patrimonial parmi d’autres. Derrière le récit consacré à Notre-Dame de Paris se trouve un projet culturel clairement identifié, inscrit dans un écosystème de spectacles porté par la droite réactionnaire et la mouvance catholique traditionaliste.

Son metteur en scène, Corentin Stemler, est présenté comme proche de l’Action française et a signé dans Le Bien commun, publication de ce mouvement royaliste et anti-républicain. Le spectacle revendique lui-même une « ode à la Vierge Marie » et son créateur dénonce la « sécularisation » de la société en appelant au « réveil patrimonial et spirituel ».

Le Monde, dans une enquête consacrée à la montée de ces spectacles historiques, décrit précisément La Dame de Pierre comme un spectacle « noyauté » par des sympathisants d’Academia Christiana et des royalistes de l’Action française de Vendée. Le journal replace cette production dans un mouvement plus large soutenu par le Fonds du bien commun de Pierre-Édouard Stérin, milliardaire engagé dans une bataille culturelle et politique d’extrême droite. Enfin, il nous paraît pertinent de soulever le risque de tromperie ou de manipulation des spectateur-rices. Quand par exemple, une famille croit assister à un spectacle sincère sur Notre Dame de Paris sans forcément savoir qui, en coulisses, tire les ficelles et cherche à imposer sa vision partiale et biaisée de l’Histoire de France.

Le Palais Nikaïa n’est pas une salle privée comme une autre : c’est un équipement de la Ville de Nice, exploité dans le cadre d’une régie municipale et doté d’un budget annexe de la Ville.

La programmation du Nikaïa figure elle-même sur l’agenda officiel de la municipalité. Dès lors, lorsque cet équipement public accueille un spectacle inscrit dans une bataille culturelle et idéologique d’extrême droite, la responsabilité de la puissance publique ne peut être évacuée.

Pour la CGT Spectacle 06, la question est donc simple : la Ville de Nice doit-elle mettre un équipement municipal au service de cette bataille culturelle ?

Nous défendons la liberté de création et le droit de chacun à produire et présenter le spectacle de son choix. Mais la liberté culturelle ne signifie pas que la puissance publique doit devenir le relais promotionnel d’une entreprise idéologique haineuse et rétrograde.

Le Nikaïa est un équipement municipal. Sa programmation engage donc la responsabilité de la Ville et de son maire, Éric Ciotti.

À l’heure où les équipes artistiques indépendantes sont fragilisées et où les collectivités réduisent leurs moyens consacrés à la culture, nous refusons que les équipements publics deviennent des vitrines pour une entreprise culturelle liée aux réseaux de l’extrême droite traditionaliste.

Et il y a, dans cette programmation, une ironie qui ne nous échappe pas. Pour un maire qui se revendique défenseur de la République, qui veut mettre des drapeaux tricolores partout dans les écoles et y faire résonner La Marseillaise, il est pour le moins surprenant de dérouler le tapis rouge du Nikaïa aux héritiers de l’Action française et aux royalistes ! La République mérite mieux que cette étrange alliance entre drapeaux tricolores et nostalgie monarchique.

La Ville de Nice doit soutenir la culture, pas devenir l’outil de promotion d’une idéologie politique réactionnaire.


Nice le 25 septembre 2026,

La Section Locale Fédérale / CGT Spectacle 06

Un communiqué cosigné par :

  1. CGT Nice Métropole Côte d’Azur,
  2. CGT Union Départementale 06,
  3. CGT Union Locale de Nice,
  4. Collectif contre-attaque anti-raciste,
  5. Emmaüs Roya,
  6. Oxfam 06,
  7. Roya Citoyenne,
  8. Les Soulèvements de le Terre 06,
  9. Tous citoyens,

samedi 3 octobre 2026

Mobilisation lycéenne : une réponse policière disproportionnée

Les lycéennes et lycéens demandent de meilleures conditions d'éducation. L'Etat leur répond par une répression aveugle et totalement disproportionnée.

L'Etat brutalise notre jeunesse au lieu de répondre par le dialogue.

Cette répression violente va créer chez nos jeunes un sentiment d'injustice et une défiance durable vis à vis de nos institutions.

Cette politique de répression est irresponsable et inacceptable.

Interview BFM Nice Côte d'Azur le 30.09.2026



Il faut suspendre le projet Vatel à Nice Grand Arénas !

Reportage France 3 édition Nice du 24.09.2026