Affichage des articles dont le libellé est Communiqués de presse. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Communiqués de presse. Afficher tous les articles

jeudi 9 juillet 2026

14 juillet 2016 : commémorer ne suffit pas

 


14 juillet 2016 : commémorer ne suffit pas



Le 14 juillet 2026 nous allons commémorer les 10 ans de l’attentat de Nice du 14 juillet 2016.

Commémorer, c’est se souvenir ensemble, partager une mémoire commune qui nous lie et nous relie. Commémorer le terrible attentat du 14 juillet 2016 permet d’honorer les 86 victimes disparues et les très nombreux blessés, de reconnaitre les souffrances physiques et psychologiques des survivant-es, des familles et des proches. Commémorer permet de transmettre la mémoire du drame, de l’inscrire encore davantage dans notre histoire collective. Commémorer permet de réaffirmer nos valeurs démocratiques, le refus de la violence et du terrorisme.

Pourquoi, dans ces conditions, commémorer l’attentat de Nice devient-il chaque année de plus en plus difficile ?

A Nice, à la douleur de l’attentat s’est ajoutée une douleur liée à des faits post attentat. Et de ces faits est né un besoin grandissant de vérité. Les 10 ans de l’attentat de Nice sont en réalité 10 ans de silences coupables, 10 ans d’absence de transparence, 10 ans d’absence de courage, 10 ans d’absence de vérité.

14 juillet, défaite nationale

Nice a connu un double traumatisme : le drame du 14 juillet 2016 et l'indignité de l'après 14 juillet. Quelques heures à peine après le drame, des polémiques indécentes entre le maire de Nice de l’époque, Christian Estrosi, et le ministre de l’Intérieur de l’époque, Bernard Cazeneuve, se déversaient dans les médias, chacun accusant l’autre pour ne pas porter la responsabilité de la faiblesse du dispositif policier. Après l’abject voyeurisme médiatique, l’écœurante panoplie de la démagogie et de la récupération politicienne s’est déployée à Nice sans la moindre retenue, sans le moindre respect pour les victimes.

Puis vint l'impossible minute de silence du 18 juillet 2016. Alors qu’après les attentats de 2015 à Paris l’unité et la dignité étaient visibles par tous, il a été impossible, à Nice, de respecter ne serait-ce qu’une simple minute de silence en hommage à nos morts : en plus des huées à l’attention des politiques, les invectives racistes et islamophobes ont fusé de part et d’autre de la Promenade des Anglais où près de 42 000 personnes s’étaient rassemblées.

Puis vint le déchainement islamophobe, les violentes polémiques d’août 2016 sur le burkini, l’amplification de l'hystérie collective autour de l’islam, exutoire cruel à notre impuissance collective à lutter contre le terrorisme.

Et, enfin, le premier hommage aux victimes en octobre 2016 fut un hommage privatisé sur la colline du Château, excluant les Niçoises et les Niçois appelés à suivre l’hommage… à la télévision.

Dispositif de sécurité

Les 10 années qui ont suivies l’attentat de Nice sont 10 années d’attente que la vérité soit faite, en vain. 10 longues années et tant de questions sans réponse concernant :

- Les nombreux repérages préalables du terroriste

- L’absence de blocs bétons ou de véhicule permettant d’empêcher le camion de passer sur le trottoir de la promenade des Anglais

- Le nombre réel d’effectifs de police,

- Les pressions exercées et les médailles remise à des policiers qui n’auraient pas été présents sur les lieux le soir du 14 juillet pour faire croire que les effectifs de police nationale étaient suffisants ce soir-là.

Lors des audiences du procès des complices de Mohamed Lahouaiej-Bouhlel, en octobre 2022, de nombreux éléments sont venus attester de l’insuffisance du dispositif de sécurité. Retenons, entre autres, l’absences d’unités mobiles, mobilisées pour accompagner un déplacement de François Hollande à Avignon et l’épuisement des forces de l’ordre par l’événementiel permanent avec la pose réglementaire de jours de récupération.

La tenue d'un second procès judiciaire sur les failles du système de sécurité et les responsabilités afférentes est indispensable. Ce deuxième procès est une nécessité pour les familles et proches des victimes mais elle l'est aussi pour l'ensemble des Niçoises et des Niçois, et bien au-delà.

La menace terroriste ne peut être écartée. Même si aucun dispositif de sécurité ne peut prétendre à 100 % empêcher un attentat, il faut tirer les enseignements de l'inefficacité du dispositif mis en place le 14 juillet 2016 à Nice. Et, plus encore que le dispositif lui-même, c'est la conception de notre politique sécuritaire qui est en jeu.

Prélèvements d’organes

Comble de l’abject, paroxysme de l’atroce : des prélèvements d’organes ont été effectués sur les corps de victimes sans le consentement des familles et sans même les en informer.

Si certains ont pu penser qu’il s’agissait de prélèvements effectués pour des dons d’organes, il n’en n’est rien.

En 2018, la mère d’une enfant de 12 ans tuée dans l’attentat découvre dans un procès-verbal de mise sous scellés que des organes ont été prélevés sur le corps de sa fille. Lors du procès d’octobre 2022, l’ancien directeur de l'institut médico-légal de Nice, Gérald Quatrehomme, a reconnu que des organes avaient été prélevés sur les corps de 14 victimes, dont 4 enfants. Lors de ce même procès l'ancien procureur antiterroriste François Molins a estimé que le choix fait par les médecins légistes de prélever l'entièreté des organes de certaines victimes "ne se justifiait pas" et relève d’une « forme d’excès de zèle ». La majorité des familles concernées n'a pas été informée de ces prélèvements et certaines l'ont appris à l'audience.

Au total, 173 organes auraient été prélevés, dont le bloc utérin d’une enfant de 6 ans. L'identification des organes a été rendue impossible en raison de l'état de conservation des organes dans le formol, qui, avec le temps a altéré les tissus. Des tests ADN ont dû être réalisés pour restituer les organes aux familles mais ils n’ont pas été concluants. Des organes ont été restitués aux familles sans que celles-ci aient la garantie qu’il s’agisse bien des organes de leurs proches.

Cette pratique choquante, aberrante, a-t-elle fait la « Une » de la presse nationale ? Les responsables ont-ils dû s’expliquer publiquement ? Y a-t-il eu une enquête judiciaire ? Y a-t-il eu, au moins, une enquête parlementaire ?

Rien, silence radio.

Ce que la France doit aux victimes

De nombreuses victimes et familles de victimes expriment dans la presse un sentiment partagé. Oui, commémorer est nécessaires et même indispensable. Pour autant elles ont souvent le sentiment de servir de faire-valoir à des personnalités politiques, d’être convoquées pour des séquences médiatiques d’émotions mais d’être tenues à distance de tout ce qui pourrait faire émerger la vérité.

Les victimes de l’attentat de Nice ont été plus que malmenées. Beaucoup ont le sentiment d’avoir été « triées », « classée » ou déclassées » face à la question des indemnisations.

Les victimes et familles de victimes musulmanes ou supposées l’être ont subi des invectives et une forme de « double peine », sous le coup d’une assignation identitaire les ramenant sans cesse à l’islam.

Les familles ayant assisté au procès à Paris, en 2022, ont dû faire l’avance des frais puis ont dû batailler pour être intégralement remboursées.

Et que dire des familles confrontées aux prélèvements d’organes abusifs, sans information, demande de consentement, ni accompagnement par la suite ?

On parle sans cesse de résilience, mais comment entrer dans un processus de résilience dans ces conditions et tant qu’autant de questions restent sans réponses ?

Les présidents, les gouvernements, les parlementaires et les maires sont garants de la continuité de l’action des pouvoirs publics.

Comment les gouvernements et les maires successifs osent ils commémorer chaque année l’attentat de Nice sans avoir fait toute la vérité sur le dispositif de sécurité du 14 juillet 2016 ?

Comment les gouvernements successifs osent ils commémorer chaque année l’attentat de Nice sans avoir fait toute la vérité sur les prélèvements abusifs d’organes et sans avoir présenté, au nom de la République française, des excuses solennelles aux familles ?

Que nous soyons victimes, familles de victimes ou simples citoyennes et simples citoyens, comment irons-nous commémorer l’attentat de Nice dans ces conditions, sans avoir aucune réponse à l’ensemble des questions posées ?


L’attentat du 14 juillet 2016 a été et reste pour notre ville une terrible épreuve et un immense traumatisme. De nombreuses personnes, qu'elles soient niçoises ou venues d’ailleurs, ont été frappées dans leur chair. Beaucoup en portent les stigmates, tant physiques que psychologiques. Leurs revendications sont légitimes et doivent devenir nos revendications, collectives et citoyennes.

 

Nice, le 9 juillet 2026

Association Tous citoyens !

mercredi 27 mai 2026

Nice : ne laissons pas la mémoire de la Résistance aux héritiers de Pétain


Communiqué de l'association Tous citoyens 

Nice : ne laissons pas la mémoire de la Résistance aux héritiers de Pétain


"Eric CIOTTI, Maire de Nice, Président de la Métropole Nice Cote d'Azur, et l'ensemble du Conseil municipal de la Ville de Nice vous prient de bien vouloir prendre part à la "Célébration de la 13ème journée nationale de la Résistance", Mercredi 27 mai à 18h30 dans les jardins de la Villa Thiole à Nice."

S'il est légal et réglementaire qu'un maire, même d'extrême droite, célèbre la journée nationale de la Résistance, cela n'est pas pour autant légitime. 

Eric Ciotti, allié au RN, a fait élire des membres du RN au conseil municipal. Ensemble, ils invitent à commémorer la Résistance.

Or qu'est-ce que le RN ? Un parti fondé en 1972 par Jean Marie Le Pen et par d'anciens SS et d'anciens collaborateurs : Pierre Bousquet, ancien Waffen-SS, Léon Gaultier, ancien Waffen-SS et ancien membre de la division Charlemagne ou François Brigneau, ancien milicien pétainiste.

Jean Marie Le Pen a été condamné à plusieurs reprises, pour antisémitisme (1986) ; provocation à la haine, la discrimination et la violence raciale (1987) ; incitation à la haine (contre les musulmans en 2005, contre les Roms en 2016) ; contestation de crime contre l'humanité pour avoir affirmé puis réaffirmé que les chambres à gaz étaient un "détail de l'Histoire" (1990, 1997 et 2017) ; injures publiques ("Durafour-crématoire" en 1991, propos homophobes en 2019). Etc.

En 2017 Marine Le Pen a refusé de reconnaître la responsabilité de la France dans la rafle du Vel d'Hiv.

En 2023, Jordan Bardella a nié l'antisémitisme de Jean Marie Le Pen.

En 2025, lors du décès de Jean Marie Le Pen, Eric Ciotti lui a rendu hommage et s'est rendu à une messe en sa mémoire.

Cette célébration, à Nice, de la Résistance par l'extrême droite est profondément choquante : c'est une insulte faite à tous les résistants et à la Résistance elle-même.

Ne laissons pas la mémoire de la Résistance aux héritiers de Pétain !


Nice, le 27 mai 2026
Association Tous citoyens

vendredi 10 avril 2026

Soutien à Cédric Herrou et défense de la liberté d’expression

 


Communiqués de presse de l’association Tous citoyens !

Soutien à Cédric Herrou et défense de la liberté d’expression

 

Alexandra Masson, maire de Menton, à peine élue à la présidence de la Communauté d’Agglomérations de la Riviera Française, a proféré une attaque ad hominem violente à l’encontre du citoyen solidaire Cédric Herrou.

En effet, l’élue du Rassemblement National a déclaré : « C’est un homme extrêmement sectaire, dangereux (…). Je l’invite à quitter la vallée, et qu’il ne s’inquiète pas : les habitants de la Roya seront bien représentés par les maires des communes. Nous avons fort à faire, mais surtout sans lui ».

Non, Alexandra Masson, ce n’est pas à vous de décider qui réside ou ne réside pas dans la Vallée de la Roya.

Non, Alexandra Masson, les citoyennes et les citoyens ont le droit de s’opposer à l’extrême droite et de le dire haut et fort, cela s’appelle la liberté d’expression.

Cette déclaration d’Alexandra Masson est à la fois inquiétante et dangereuse :

- Inquiétante, car l’Histoire nous a appris que l’extrême droite commence toujours par s’en prendre à ses opposants politiques.

- Dangereuse, car Cedric Herrou a déjà reçu de nombreuses menaces de mort. Cette déclaration pourrait être interprétée par des groupuscules d’ultra-droite comme une consigne pour faire pousser à quitter la vallée.

L’association Tous citoyens réaffirme son soutien plein et entier à Cédric Herrou et aux compagnons d’Emmaüs Roya.

Nous appelons Alexandra Masson à respecter la liberté d’expression et nous appelons l’ensemble des citoyennes et des citoyens à rester vigilants face aux attaques de l’extrême droite.



Nice, le 10 avril 2026

Association Tous citoyens !


mardi 31 mars 2026

Nice, la traque des pauvres reprend


Communiqué de presse de l'association Tous citoyens

Nice, la traque des pauvres reprend 


Christian Estrosi avait organisé la traque des SDF à Nice : démantèlement de camps de migrants, arrêtés anti-mendicité, éloignement des maraudes alimentaires du centre ville, suppression de fontaines et de bancs publics, éloignement des centres de soins contre la toxicomanie, fermeture d'une rue pour chasser des personnes sous addiction, etc.

A peine élu maire de Nice, Eric Ciotti fait de même. Il publie fièrement sur ses réseaux sociaux une photo de lui entouré de policiers allant chasser une personne sans domicile qui essayait de survivre, sous une tente, en bordure de la voie rapide. 

Il écrit, pour justifier son action : "Tolérance zéro pour ceux qui occupent illégalement l'espace public"

Tolérance zéro contre les pauvres ou contre la pauvreté ?

Où est la démonstration de force lorsque l'on s'en prend aux plus vulnérables ? 

Quelle solution d'hébergement et quel accompagnement social ont été proposés à cette personne ?

Une personne sur cinq vit sous le seuil de pauvreté à Nice. De plus en plus de personnes survivent sans domicile stable. Ce dont nous avons besoin, c'est d'une véritable politique sociale.

Il faut aider les personnes à sortir de la misère, lutter contre la pauvreté et non traquer les personnes pauvres.


Nice, le 31 mars 2026

Association Tous citoyens !


jeudi 26 mars 2026

Nouveaux drames à la frontière franco-italienne

 


Communiqués de presse de l’association Tous citoyens !

Nouveaux drames à la frontière franco-italienne

 

Un jeune exilé de 17 ans a été secouru, hier, après une chute de plusieurs mètres sur le sentier du « pas de la mort ». Il est hospitalisé, souffre d'hypothermie et d'une fracture du bassin.

Il y a une dizaine de jour, un Tunisien de 25 ans est décédé en longeant la voie ferrée reliant Vintimille à Menton, heurté par un train en pleine nuit.

La fermeture de la frontière et la traque organisée par les autorités italiennes et françaises poussent les exilé-es à se mettre en danger pour passer.

On dénombre une cinquantaine de décès à la frontière franco-italienne en 10 ans. Ces décès sont banalisés et la presse française s’en fait à peine écho.

Cette frontière est une frontière interne à l’Union Européenne et n’a pas vocation à rester fermée.

Il est urgent de créer des voies légales de migration !

 

Nice, le 26 mars 2026

Association Tous citoyens !



mardi 24 mars 2026

Le « jour d’après » à Nice : agression néo fasciste

Communiqués de presse de l’association Tous citoyens !

Le « jour d’après » à Nice : agression néo fasciste


Lundi 23 mars 2026, au lendemain de l’élection d’Éric Ciotti à la mairie, la CGT spectacle organisait un rassemblement contre l’extrême droite, à 18h, place Saint François à Nice.

Notre association y a participé et pris la parole pour inciter les citoyens et citoyennes à s’engager et à se mobiliser, que ce soit politiquement, syndicalement ou associativement. La mobilisation citoyenne est déterminante pour lutter contre la montée de l’extrême droite, de la xénophobie et de la haine.

A la fin du rassemblement un groupe d’une vingtaine de jeunes hommes, habillés de noir, s’est posté à l’extrémité sud de la place. Après la dispersion des manifestants, des agressions violentes ont eu lieu par des hommes vêtus et cagoulés de noir. Des jeunes manifestants ont été victimes d’insultes, de coups de poing et de coups de pied. Certains se sont réfugiés dans un fast food bd Jean Jaurès où leurs agresseurs les ont poursuivis. La police est intervenue.

Depuis plusieurs mois des groupuscules néo fascistes se livrent à des démonstrations de force à Nice, devant le monument au mort ou place Garibaldi. Une agression raciste a eu lieu en décembre dernier dans le Vieux Nice. Ces groupuscules se sentent renforcés par l’élection d’Éric Ciotti et du Rassemblement National à la tête de la Ville de Nice et de la Métropole Nice Côte d’Azur.

Nous dénonçons ce déchainement de violence néo fasciste. Nice ne doit pas devenir un lieu de violences et de peurs où des agressions de ce type se banalisent, comme à Lyon et dans d’autres villes de France.

Nous demandons au Préfet des Alpes-Maritimes de prendre toutes les mesures nécessaires pour faire cesser ces agressions et empêcher ces groupuscules d’agir.

Restons toutes et tous mobilisés et unis face à l’extrême droite !


Nice, le 24 mars 2026

Association Tous citoyens !

mardi 30 décembre 2025

Violences d'extrême droite à Nice : combattons le racisme sans relâche !



Communiqué de presse de l'association Tous citoyens

Violences d'extrême droite à Nice : combattons le racisme sans relâche !

 

C'est une agression raciste par des factions d'extrême droite, une de plus. "Sale bougnoule, sale négro". Cela s'est passé à Nice, dans notre ville, la nuit du 13 au 14 décembre 2025. Cinq jeunes ont été agressés verbalement et physiquement par une quinzaine d'individus masqués. Cela s'est également passé à Brest, Lyon, Albi, Avignon...

Dans les Alpes-Maritimes, nous voyons ces groupuscules d'extrême droite se rassembler et poser devant le monument aux Morts de Nice, porter une croix sur le Baou de Saint Jeannet et, désormais, organiser une agression raciste dans le Vieux Nice. Ils se sentent forts, ils se sentent puissants.

A Nice, on s'apprête à honorer une personnalité raciste multi condamnée pour incitation à la haine raciale, Brigitte Bardot. A Nice, des candidats d'extrême droite et de droite extrême saturent les médias et la campagne électorale. A Nice, des policiers sont condamnés pour injures racistes et violences psychologiques. A Nice, les factions d'extrême droite passent à l'action violente.

Mais à Nice et dans les Alpes-Maritimes des forces de résistance sont elles aussi présentes. Des citoyennes et des citoyens anti-racistes, humanistes et solidaires sont là. Ils et elles mènent des actions de solidarité au quotidien, combattent le racisme et la haine loin des projecteurs, et, tout simplement, donnent corps au vivre ensemble, à une société inclusive et bienveillante.

Partout, par tous moyens, toutes et tous ensemble, sans relâche, combattons la haine et le racisme !


Nice, le 30 décembre 2025
Association "Tous citoyens !"

mercredi 12 novembre 2025

Violences policières et injures racistes à Nice : des faits intolérables

 


Communiqués de presse de l’association Tous citoyens !

Violences policières et injures racistes à Nice : des faits intolérables

 

Trois policiers nationaux ont été condamnés à douze mois de prison avec sursis et six mois d’interdiction d’exercer leurs fonctions pour injures racistes et violences psychologiques.

Quels sont les faits ?  Lors de l'interpellation de deux personnes pour trafic de drogue dans le quartier des Moulins à Nice, le 22 juillet 2025, le policiers ont proféré des injures racistes et se sont livrés à des violences psychologiques à l'encontre des personnes interpellées : "Sale bougnoule, t'es un arabe, t'es là pour violer des Françaises et nous voler" (...) "On veut pas de toi ici, t’es sans papier, retourne dans ton pays de suceur de chameaux", "rentre chez toi dans ton pays de merde", "tu violes la France".

Ces faits sont intolérables pour au moins trois raisons : 

1. La police a un devoir d'exemplarité. On ne peut pas être garant du respect des lois et de l'ordre public et commettre soi-même des délits. Les faits constatés sont graves. Le racisme est un délit et ne doit en aucun cas être banalisé. Les violences psychologiques, si elles ne sont pas des violences physiques, n'en demeurent pas moins des violences. 

Le pacte républicain consistant à confier aux forces de l'ordre l'exercice d'une violence légitime pour garantir le droit à la sûreté de chacune et de chacun est rompu si des policiers deviennent les auteurs d'une violence illégitime et illégale. 

2. La rupture du lien de confiance : si la police entrave elle-même les lois qu'elle doit faire respecter, le lien de confiance entre les habitant-es et les forces de l'ordre est rompu. En portant l'uniforme, les policiers représentent l'ordre public et l'État. La présence des policiers doit normalement rassurer les habitant-es. Or si l'on sait que des policiers sont racistes et que l'on est soi-même racisé, la présence de ces policiers entraîne un sentiment de peur au lieu de procurer un sentiment de sécurité.
Les habitant-es des Moulins ont droit à une police qui les rassure et les protège, pas une police qui leur fait peur.

3. La dégradation de l'image de l'ensemble des forces de l'ordre : en commettant des actes de violences, physiques, verbales ou psychologiques, les policiers entachent l'image de l'ensemble de la profession. Alors que de très nombreux policiers font preuve d'un très grand professionnalisme et exercent leur métier avec probité et dans le respect d'une déontologie stricte, les violences policières viennent discréditer l'ensemble des forces de l'ordre. 

Les policiers exercent un métier très difficile, soumis au danger et à des pressions extrêmes. Le mal être dans la police est un phénomène grandissant. Cinq suicides de policiers ont eu lieu sur la Côte d'Azur en 18 mois. Tout ce qui dégrade l'image de la police et alimente un sentiment de crise de la profession aggrave cette situation.

 

Devant la gravité des faits et de leurs conséquences, on aurait pu s’attendre à des peines plus lourdes. Les six mois d’interdiction d’exercer sont en partie écoulés depuis les faits. Les trois policiers ayant proféré des injures racistes et exercé des violences psychologiques vont-ils reprendre leur service en janvier, dans le quartier des Moulins où les faits ont eu lieu, sans autres conséquences ? 

Les violences policières sont très souvent accompagnées d’un sentiment d’impunité par leurs auteurs et des condamnations si faibles alimentent ce sentiment.

Le Parquet a la possibilité de faire appel de cette décision mais, au-delà des décisions de justice, nous appelons la police nationale à prendre des sanctions disciplinaires significatives à l’encontre des auteurs des faits.

 

mercredi 8 octobre 2025

Menaces de l’extrême droite : nous ne nous laisserons pas intimider !



 Communiqué de presse de l'association Tous citoyens !

Menaces de l’extrême droite : nous ne nous laisserons pas intimider !


A la suite du rassemblement du 14 septembre 2025 devant le Monument aux morts, notre association a publié un communiqué de presse intitulé « Un inquiétant rassemblement néo fasciste à Nice ».

Le président de notre association, David Nakache, après avoir partagé ce communiqué sur Facebook, y a reçu le commentaire suivant :

"Laissez les gens et leur identité. Tous ne sont pas vendus comme vous .on vous connaît, le temps viendra où faudra rendre des comptes .Pas une menace juste une mise en garde sur votre futur ....Nakache"

Ce message constitue une menace explicite. Proférer des menaces est passible de poursuites pénales.

Le dépôt d’une plainte est en cours : nous ne nous laisserons pas intimider. Nous répondrons à toute menace par la force du droit.

La menace d'extrême droite est globalement sous estimée. Personnes racisées, LGBT, bénévoles associatifs, militants politiques de gauche, de nombreuses personnes subissent des menaces et des actes de violences verbales ou physiques, notamment dans les Alpes-Maritimes.

Nous appelons les citoyennes et les citoyens à la plus grande vigilance et à l'entraide face à ce danger. 

Nous demandons aux pouvoirs publics la plus grande fermeté face à cette menace.


Nice, le 8 octobre 2025

Association Tous citoyens !


lundi 29 septembre 2025

Non, Nice ne doit pas honorer Nicolas Sarkozy !



Communiqué de presse de l'association Tous citoyens !

Non, Nice ne doit pas honorer Nicolas Sarkozy !



Le maire de Nice semble avoir perdu toute mesure, tout bon sens et tout respect des valeurs morales : il souhaite honorer Nicolas Sarkozy en donnant son nom au parvis du futur commissariat central de la ville.

Ce choix démontre un mépris total pour la justice : on n'honore pas une personne condamnée et encore un moins un multirécidiviste. 

Christian Estrosi a déjà honoré :
Charles Pasqua, en lui attribuant un nom de rue en 2018, alors qu'il avait été condamné à 18 mois avec sursis pour financement illégal de campagne électorale et à un an avec sursis pour détournement de fonds

Jacques Médecin, en lui attribuant lui aussi un nom de rue 2019, alors qu'il avait été condamné à un an de prison ferme pour délit d'ingérence, à deux ans de prison ferme pour détournements de fonds et trois ans de prison ferme pour corruption et abus de bien sociaux et, enfin, à deux ans de prison ferme pour fraude fiscale.

Jacques Chirac, en lui érigeant une statue en 2020, alors qu'il avait été condamné à deux ans avec sursis pour détournement de fonds, prise illégale d'intérêts et abus de confiance.
Il souhaite désormais honorer Nicolas Sarkozy qui a été :
- Définitivement condamné à 3 ans de prison dont un ferme pour corruption et trafic d'influence dans l'affaire Bismuth

- Condamné en première instance et en appel à un an de prison dont 6 mois fermes pour financement illégal de campagne électoral dans l'affaire Bygmalion

- Condamné en première instance à 5 ans de prison ferme pour association de malfaiteurs dans l'affaire du financement libyen de sa campagne de 2007
Attribuer le nom de Nicolas Sarkozy au parvis du futur commissariat central de Nice revient à acter que la justice et la probité importent peu et à faire l'éloge de la corruption. Cela revient à faire passer les affiliations idéologiques du maire de Nice avant l'image de notre ville et avant le sens civique à enseigner à nos enfants.

Nous appelons le maire de Nice et sa majorité à revenir à la raison et à la décence et à renoncer à honorer Nicolas Sarkozy.


Nice, le 29.09.2025
Association Tous citoyens !

mardi 16 septembre 2025

Un inquiétant rassemblement néofasciste à Nice

 


Communiqué de presse de Tous citoyens !

Un inquiétant rassemblement néofasciste à Nice


Un inquiétant rassemblement a eu lieu dimanche 14 septembre 2025, au Monument aux morts à Nice.

Qualifié "d'ultra-droite" par la presse, il regroupait des membres de divers groupuscules violents, dont notamment Aquila Popularis, des individus s'inscrivant dans des mouvances néofascistes.


Ce rassemblement est d'autant plus choquant qu'il constitue une atteinte à la mémoire des victimes du fascisme. En effet, le Monument aux morts célèbre la mémoire des morts pour la France durant la 1ère guerre mondiale mais également des victimes du fascisme durant la seconde guerre mondiale.

A cette provocation manifeste s'ajoute le silence assourdissant du maire de Nice, Christian Estrosi, et de son frère ennemi, Eric Ciotti.

Cet événement se veut l'extension en France du mouvement "Raise the colours" ("hisser les couleurs") qui sévit en Angleterre depuis plusieurs mois : attaques d'hôtels où sont placés les réfugiés, insultes, coups, dégradations de commerces tenus par des personnes d'origine étrangère, manifestations anti immigration...

Les revendications identitaires, alimentée par les mouvements populistes d'extrême droite, se sont muées outre Manche en "guerre des drapeaux", puis en exaltation de la haine anti-migrants, puis en des actes de violence.

Plus que jamais, nous appelons à la plus grande vigilance et la plus grande détermination face au fascisme !


Nice, le 16 septembre 2025
Association Tous citoyens !

mardi 26 août 2025

Des conditions d'accueil de mineurs indignes au Commissariat Auvare à Nice

Communiqué de presse de l'association Tous citoyens :

Des conditions d'accueil de mineurs indignes au Commissariat Auvare à Nice


Le jeune Mohamed M., Mineur Non Accompagné (MNA) somalien, a passé la nuit dans un box au commissariat Auvare à Nice, sans eau ni nourriture, et sans pouvoir aller aux toilettes. Au matin, la police ne lui a rien apporté à manger puis a refusé de lui donner le petit déjeuner que notre bénévole lui avait apporté.

Les faits :

Orienté par le Secours catholique, Mohamed M. s'est présenté le lundi 25 août 2025 à la caserne Auvare, mais les policiers l'ont refoulé en déclarant qu'il n'y avait pas de place. Le jeune Mohamed a donc erré en ville et s'est rendu à une maraude pour avoir à manger. Les bénévoles de l'association MIR l'ont ramené au commissariat en demandant sa prise en charge et, cette fois-ci, le jeune a pu entrer et être mis à l'abri. Mohamed a passé la nuit dans un box avec un autre Mineur Non Accompagné, sans eau ni nourriture. Il n'a pu aller aux toilettes que le lendemain matin et n'a rien eu à manger.

Notre association Tous citoyens a téléphoné au commissariat Auvare où l'on nous a expliqué ne disposer d’aucun budget pour donner à manger et à boire aux mineurs qui doivent parfois attendre très longtemps. Nous avons alors proposé de lui apporter à manger et le policier a accepté. L'un de nos bénévoles s'est donc rendu au commissariat mais l'agent présent a refusé de donner la nourriture au jeune et n'a accepté de transmettre que les bouteilles d'eau.

Un passage au commissariat inutile :

Ce passage au commissariat n'est pas une obligation légale et n'est imposé que par un protocole passé entre le Préfet, le Procureur et le Président du Conseil Départemental 06. Dans beaucoup d'autres départements, les jeunes migrants peuvent se présenter directement dans les locaux des Conseils Départementaux. Les policiers du commissariat Auvare se plaignent eux-mêmes de devoir gérer le passage des MNA dans leur locaux, passage qui, selon plusieurs d'entre eux, "ne sert à rien" puisque les jeunes ne font qu'y attendre l'arrivée d'un éducateur pour leur mise à l'abri puis leur évaluation de minorité.

Des conditions d'accueil indignes :

Il est très fréquent que des jeunes exilés se présentant seuls au commissariat soient refoulés et qu'ils ne soient acceptés que s'ils sont accompagnés par une association, ce qui est tout à fait anormal. Il est, de plus, totalement inadmissible d'accueillir des mineurs dans de telles conditions : sans eau, sans nourriture et sans pouvoir se rendre aux toilettes.

Rappelons que ces jeunes exilés ont subi des violences et le traumatisme de la migration. Ils n'ont commis aucun délit et font valoir leur droit à la protection de l'enfance. Ils sont en attente de leur évaluation de minorité par le Département 06 et doivent bénéficier de conditions d'accueil adaptées.

Nous condamnons fermement ces conditions d'accueil indignes et totalement inadaptées à la prise en charge de mineurs. Le présent signalement est adressé au préfet des Alpes-Maritimes, au procureur de la République, au président du Département 06 et au Défenseur des droits.


Nice, le 26.08.2025
Association Tous citoyens !

samedi 2 août 2025

2024 - 2025 : de belles réussites pour les jeunes exilé-es !

Bonjour,

Les jeunes exilé-es que nous accompagnons ont subi des souffrances et des violences, l'exil et la migration. A leur arrivée en France, ils et elles ont été confrontés à une succession de maltraitances policières, judiciaires, administratives et sociales. 

Les bénévoles de notre association "Tous citoyens !" mais aussi du Secours Catholique et d'Habitat et citoyenneté les ont aidés. Leurs avocates se sont battues pour que leurs droits soient reconnus. Des éducatrices et éducateurs, des patrons et des professeur-es les ont formés et leur ont donné leur chance. Toutes et tous, bénévoles, donateurs et donatrices, professionnel-les ont constitué une chaîne de solidarité pour qu'ils et elles s'en sortent. 

Si, pour plusieurs de ces jeunes, les procédures pour faire reconnaître leurs droits n'ont pas pu aboutir ou s'il n'a pas été possible de les scolariser, d'autres ont pu obtenir, durant cette année scolaire 2024 - 2025, soit une reconnaissance de minorité et un placement, soit un premier titre de séjour, soit un premier diplôme en France.
 
Ces jeunes filles et ces jeunes garçons se sont accrochés sans jamais abandonner et ont tenu bon, coûte que coûte, et nous tenons à les féliciter !

Sept jeunes ont obtenu leur CAP :
 - Aboubacar BAYO, CAP cuisine
- Bengaly Kanké CAMARA, CAP menuiserie, bois
- Macka DIABY, CAP vente
- Lasso FOFANA, CAP cuisine
- Francis FRANK ACHEAMPONG, CAP maçonnerie 
- Mohamed KEITA, CAP cuisine
- Boubacar SOW, CAP cuisine

Parmi eux, Bengaly Kanké CAMARA a également reçu le "prix d'honneur de l'enseignement professionnel et de l'apprentissage" par la Société des Membres de la Légion d'Honneur.

Trois jeunes ont été reconnus mineurs et placés au titre de la protection de l'enfance :
- Yaya CAMARA
- Ismael KONE
- Aboubacar SOUMAH

Cinq jeunes ont obtenu leur 1er titre de séjour :
- Aboubacar BAYO
- Lacine DIOMANDE
- Mohamed KEITA
- Marie THEA
- Jean Aristide ZEOUA

Un grand bravo à toutes et tous !

L'entraide et l'engagement citoyen paient et aboutissent à de belles réussites. Aider, c'est résister !


L'équipe de Tous citoyens !

mercredi 16 juillet 2025

Toxicomanes, pauvres, exilé-es : une maltraitance sociale planifiée à Nice


Communiqué de presse de l'association Tous citoyens !

Toxicomanes, pauvres, exilé-es : une maltraitance sociale planifiée à Nice



Après avoir tenté, en vain, en 2018, de couper l'eau place du Pin pour éloigner les SDF ; après avoir fermé les douches publiques du Vieux Nice en 2019 ; après avoir engrillagé plusieurs espaces publics en 2020 faute de parvenir à les sécuriser ; après avoir, en 2022, chassé les migrants qui dormaient sur la digue du port ou sous l'autopont ; après avoir tenté, en vain, en 2023, de chasser les exilées dormant devant l'église du Vœu ; ou supprimé des maraudes en centre-ville début 2025 ; après avoir régulièrement pris des arrêtés anti-SDF avant l'arrivée des touristes, la Ville de Nice a annoncé un ensemble de mesures destinées à chasser du centre-ville les "populations errantes" jugées indésirables.

La fermeture de la rue Tiranty

La décision du maire de Nice de fermer la rue Tiranty en raison de la présence de personnes toxicomanes est contre-productive pour plusieurs raisons :

  • D'un point de vue sécuritaire : la Ville de Nice n'est pas un centre commercial géant avec des vigiles à l'entrée et la sortie. Les riverains doivent pouvoir circuler librement et l'on doit défendre la liberté de circuler dans la ville. Les policiers municipaux ont d'autres missions à accomplir que de rester immobilisés à surveiller une seule rue. Notons par ailleurs que décider de fermer la rue Tiranty de 8h à 20h démontre que la Ville se soucie davantage des touristes qui seraient susceptibles de voir cette rue en passant avenue Jean Médecin que des habitants qui subissent davantage l'insécurité la nuit que le jour. Enfin, l'effet est de la mesure est déjà connu : fermer une rue, c'est déplacer le problème sur les rues voisines.
  • D'un point de vue social : la Ville de Nice a fermé le Centre d'Accueil et d'Accompagnement à la réduction des Risques pour Usagers de Drogues (CAARUD) rue Offenbach en 2012 et a soutenu les riverains Bd Tzarewitch qui s'opposaient à la création D'un CAARUD en 2022. Le maire avait également encouragé les riverains du centre-ville à s'opposer à l'ouverture de centre de soins psychiatriques de jour. Nous payons aujourd'hui de ce refus de prise en charge des personnes toxicomanes ou présentant des troubles de santé mentale. Chasser du centre-ville les personnes en souffrance et pénaliser les riverains n'est pas la solution. C'est d'une véritable politique sociale et d'une politique de soin adaptée dont nous avons besoin.

La fermeture du centre d'accueil et de soins rue Fodéré

Le centre de la rue Fodéré regroupe un accueil des familles géré par le Secours Populaire et le dispensaire médical de l'Ordre de Malte. Les familles aidées par le Secours Populaire sont en grandes difficultés et beaucoup, y compris avec des enfants en bas âges, dorment à la rue. Le dispensaire de l’Ordre de Malte dispose d’une équipe pluridisciplinaire complète (médecins généralistes, gynécologues, psychiatres, pédiatres, infirmières…). Or ce centre, à peine ouvert en septembre dernier, doit déjà partir sur ordre de la mairie. Cette décision est un non-sens tant l'utilité de cette double structure est importante. L'implantation des centres d'accueil et de soins nécessite un temps long pour habituer les personnes en grande précarité à y venir régulièrement. Trouver un nouveau local à Nice avant fin août pour ces deux associations est mission impossible. L'accompagnement social et médical des personnes à la rue est un enjeu collectif de santé publique et de vivre ensemble.

La réduction et le déplacement des maraudes alimentaires

Après l'arrêt de la maraude alimentaire place Garibaldi et celle de la rue Fodéré, le maire de Nice annonce la fin de la maraude du jardin Thiole. Le résultat de ces fermetures est que les structures restantes comme l'accueil de jour du XVème corps, sont et seront encore plus saturées. Une nouvelle maraude est annoncée rue Dabray, à proximité du centre d'accueil de nuit de la rue Trachel, ce qui devrait amplifier le regroupement des personnes en précarité en grand nombre au même endroit. Cette concentration organisée des personnes SDF ne peut qu'engendrer les mêmes conséquences : des nuisances accrues pour les riverains, puis de nouveaux déménagements des structures et lieux d'accueil et de distribution.

La traque des exilé-es de l'église du Vœu

En 2023 Ville de Nice avait tenté, en vain, de chasser les personnes dormant devant l'église du Vœu. Alors que Christian Estrosi et Anthony Borré dénonçaient la présence de "clandestins" il s'agissait très majoritairement de personnes en demande d'asile attendant le traitement de leur dossier. Rappelons ici que c'est parce qu'il n'y a pas assez de places dans les centres d'accueil pour demandeurs d'asile que ces personnes dorment devant l'église du Vœu et que le droit d’asile est internationalement reconnu par la convention de Genève et est inscrit dans la constitution française.
Le maire de Nice annonce engrillager prochainement le jardin attenant à l'église et créer un jardin d'enfant là où les exilé-es attendent durant la journée, sur la promenade du Paillon. Pire, il déclare à la presse que "Les gens ne supportent plus de voir des étrangers s'approprier les lieux destinés aux Niçoises et aux Niçois", exprimant à nouveau une hostilité envers les étrangers qui porte un nom, la "xénophobie".


La politique d'exclusion menée par la Ville de Nice depuis des années constitue une maltraitance sociale pensée, planifiée et mise délibérément en œuvre. Les nouvelles mesures annoncées renforcent cette traque organisée et sont inacceptables d'un point de vue moral, contre-productives d'un point de vue sécuritaire et désastreuses d'un point de vue social.


Nice, le 16 juillet 2025
Association Tous citoyens !

mercredi 11 juin 2025

Gratuité des fournitures scolaires : une première victoire à Nice !

 

Communiqué de presse commun

« Gratuité des fournitures scolaires : une première victoire à Nice ! »

 

Nos associations et collectifs citoyens accompagnent au quotidien des familles en grande précarité ne bénéficiant pas de l’allocation de fournitures scolaires car venant d’arriver en France.

Attachés à l’égalité de tous les enfants dans l'accès à la scolarité nous organisons depuis 7 ans une distribution solidaire de fournitures scolaires aux enfants démunis. L’an dernier nous avons distribué un kit de fournitures de base à 871 enfants.

Nous avons appris avec une très grande satisfaction que la Ville de Nice allait, enfin, à la rentrée prochaine, distribuer gratuitement des fournitures scolaires aux enfants scolarisés en élémentaires.

Cependant les difficultés et les inégalités demeurent les élèves de maternelle à Nice, pour les élèves des autres communes du département (hors Nice et Andon), pour les collégiens et les lycéens de notre département.

De plus en plus de communes (Bordeaux, Marseille, Paris, Nancy…) et Départements (Bouches du Rhône, Charente…) distribuent un kit de fournitures de base aux élèves.

Nous demandons au maire de Nice d’étendre la distribution des fournitures aux élèves de maternelle comme c’est le cas ailleurs.

Nous interpellons les maires des autres communes des Alpes Maritimes (hors Nice et Andon), les présidents du Conseil Départemental et du Conseil Régional afin qu’ils mettent en place, à leur tour, la gratuité des fournitures scolaires.

Nous incitons fortement les candidat-es aux élections municipales à inscrire la gratuité des fournitures dans leur programme.

Un accès gratuit et égal à la scolarisation, pour tous les enfants et adolescent-es, n’est pas une option, c’est un droit.


Nice, le 11 juin 2025

Signataires : les associations ADN, Cent Pour Un 06, Habitat et Citoyenneté, Roya citoyenne, Tous citoyens, Vallées solidaires 06 et le Réseau Education Sans Frontières 06

 





 


 



 

 

mercredi 14 mai 2025

L’extrême-droite ne nous fait pas peur : marchons ensemble à Nice ce 17 mai pour ré-affirmer notre refus de la haine !

 Bonjour


L'association Tous citoyens est signataire aux côtés d'une soixantaine d'organisations associatives, syndicales, politiques, locales ou nationales, d'artistes et de personnalités engagées, à l'initiative du Centre LGBTQIA+ des Alpes-Maritimes, de la tribune collective que vous trouverez ci-dessous.

Nous réaffirmons notre soutien plein et entier au Centre LGBTQIA+ et l'ensemble des personnes et organisations visées récemment par un collectif d'extrême droite.

Nous appelons à manifester ce samedi 17 mai à Nice, à 15h, au départ de l'esplanade de la gare Thiers, à l’occasion de la Journée Internationale de lutte contre les LGBT phobies.

"Toutes et tous ensemble, nous clamerons notre attachement aux valeurs de solidarité et de respect, notre refus de laisser Nice devenir un terrain de défoulement et de haine pour les fascistes."

Solidairement,
L'équipe de Tous citoyens !


Tribune collective

L’extrême-droite ne nous fait pas peur : marchons ensemble à Nice ce 17 mai pour ré-affirmer notre refus de la haine !

 

Un collectif d'extrême-droite a publié le 11 mai 2025 sur ses réseaux sociaux X et Instagram, une vidéo ciblant l'évènement "Nice Rainbow Festival", organisé par le Centre LGBTQIA+ Côte d'Azur qui se tenait à Nice le 10 mai 2025. Le Centre LGBTQIA+ Côte d’Azur a porté plainte auprès du Procureur, la Ville de Nice également, face à cette campagne de haine et de désinformation grossière.

Par cette tribune, nous souhaitons collectivement apporter notre soutien et notre amitié aux organisations et personnes qui ont été ciblées. Nous souhaitons également dire à l’extrême-droite qu’elle ne nous fait pas peur et que sa violence mortifère et sa malhonnêteté délirante et mensongère ne nous empêcheront pas de continuer à œuvrer pour une société inclusive qui fait une place à chacun-e. Marchons ensemble ce samedi à Nice !

L'extrême-droite a toujours (débats sur le PACS, l'ouverture du mariage, les droits des personnes trans) tenté de faire croire que les personnes homosexuelles ou transgenres étaient des dangers pour les enfants.  Le but : nous désigner comme boucs-émissaires et attiser la violence sur nous par pur cynisme politique. L’extrême-droite est dangereuse et cherche à attiser la haine et le rejet. Nous ne laisserons pas faire, et nous mettrons tout en œuvre avec force pour faire respecter les personnes et les familles LGBT.  

Nous sommes pleinement solidaires du Planning Familial, de Trans’action, de la Librairie Les Parleuses, de la Librairie Vigna, de la Fédération sportive LGBT+ et des bénévoles de l’association Mes Deux Papas qui ont été, soit enregistré-e-s à leur insu, soit mentionné-e-s dans la vidéo, ce qui les expose à de possibles violences. Le droit à l’image a été violé. Nous apportons aussi notre soutien aux associations Polychromes et COC LGBTI (organisateur de Lou Queernaval) visés dans d’autres vidéos de ce collectif d’extrême-droite. Nous sommes fier-e-s de les compter parmi nos partenaires et affirmons notre soutien à leur travail et à leur activité.

Nous apportons tout notre soutien, notre confiance et notre affection aux artistes queers ciblé-e-s dans cette vidéo abjecte : Patouchka Banana, Avila, Micky Wild, Paula Moore.

L’Etat de droit doit être une réalité au sein de la République Française et la haine est condamnable par la loi. Nous soutiendrons collectivement toute démarche en justice permettant d’appréhender les lâches auteurs de cette campagne répugnante de haine, de déstabilisation et de désinformation.

A l’heure où les pouvoirs autoritaires et réactionnaires montent en puissance, nous, organisations, LGBTQIA+ ou alliées, œuvrant contre les discriminations et les racismes, pour le vivre-ensemble, pour l’éducation, pour la sensibilisation au respect fille-garçons et l’éducation en vie relationnelle et sexuelle en milieu scolaire, pour la prévention du harcèlement, pour l’accès aux droits de toutes et tous, et notamment de toutes les familles, artistes, personnes engagées, appelons à manifester ce samedi 17 mai à l’occasion de la Journée Internationale de lutte contre les LGBT phobies.

Cette manifestation démarrera à 15heures ce samedi, esplanade Gare Thiers, à Nice. Toutes et tous ensemble, nous clamerons notre attachement aux valeurs de solidarité et de respect, notre refus de laisser Nice devenir un terrain de défoulement et de haine pour les fascistes.

Oui, nous voulons vivre toutes et tous ensemble !



>SIGNATAIRES :

 

Organisations associatives, syndicales et politiques locales :

Centre LGBTQIA+ Côte d’Azur

Aglae

ATCA+ association des transgenres de la Côte d’Azur

Les Audacieuses et Audacieux

Bear d’Azur

Café librairie Les Parleuses

Caram’elles

CFDT 06

CGT 06

CIDFF 06 – centre d’information droits des femmes et des familles

Collectif Queer 06

COC LGBTQI

Les Ecologistes 06

ENIPSE

Evidence

La France insoumise 06

Frontrunners Nice

GAIS

Les Culottées

Librairie Vigna

Mes deux papas

Mémoire manquante

MRAP

Les Ouvreurs

Oxfam Nice

Mouais

Parti communiste Français

Parti socialiste 06

Parti de Gauche 06

Place Publique 06

Polychromes

República de Nissa

República Federala Occitana

SOS homophobie

Tous Citoyens !

Trans’action

Viva !

 

 

Centres LGBT de toute la France :

 

Centre LGBT de Angers - Quazar

Centre LGBTQI+ de Bordeaux Aquitaine – Le Girofard

Centre LGBTI des Landes

Centre LGBTI de Lyon

Centre LGBTQIA+ de Marseille

Centre LGBTQIA+ de Nantes – Nosig

Centre LGBT 66 – Perpignan

Centre LGBTI Saintes La Rochelle Angoulême Niort – ADHEOS

Centre LGBT+ Sud Aquitaine – Les Bascos

Flah our true colors – Amiens

 

 

Artistes :

Avila

Cédric Lorenzi

Patouchka Banana

Micky Wild

Paula Moore

Stach

Troupe A corps tribal
 


Personnalités :

Maho Bah-Villemagne, premier boxeur trans de France et d’Europe

Mélissa Camara, députée européenne

Christophe Caulier, co-président de l’ARDHIS

Jean-Luc Romero, président de Elus locaux contre le sida

Séverine Vermard, mère du jeune Lucas victime de harcèlement scolaire homophobe, autrice




jeudi 24 avril 2025

BFM Nice: une association dénonce le projet de jumelage de la ville avec Samarcande en Ouzbékistan

Article BFM Nice publié le 23.04.2025

Extrait : 

"L'association Tous citoyens dénonce, par voie de communiqué, le jumelage envisagé par Christian Estrosi entre la ville de Nice et la région de Samarcande en Ouzbékistan. Le régime autoritaire local est notamment pointé du doigt."

Article complet :

https://www.bfmtv.com/cote-d-azur/nice-une-association-denonce-le-projet-de-jumelage-de-la-ville-avec-samarcande-en-ouzbekistan_AN-202504230484.html