jeudi 10 juin 2021

CONTRE LE RACISME ET LES IDEES D'EXTREME-DROITE, POUR L'EGALITE ET LES LIBERTES !

Appel collectif à manifester contre le racisme et les idées d'extrême droite, pour l'égalité et les libertés

Depuis maintenant plusieurs mois nous constatons un climat politique et social alarmant. Les idées d'extrême-droite se développent. S’allier avec l’extrême droite ou reprendre ses idées ne constituent plus un interdit.

Ces idées préparent les esprits à une société antidémocratique, inégalitaire, raciste, sexiste et discriminatoire. Nous ne l'acceptons pas !

Déjà, les propos et actes racistes et sexistes au travail et dans la vie se propagent. Les attaques contre les libertés et les droits sociaux s’accentuent gravement. Dans ce contexte politique, économique, social et sanitaire les injustices explosent et génèrent une forte misère sociale.

Sous influence et sous pression de l'extrême-droite, plusieurs lois liberticides organisent une société autoritaire de surveillance et de contrôle qui empêcheraient d’informer sur des violences policières, déjà trop importantes. De plus, si certaines de ces lois stigmatisent une partie de la population en raison de sa religion, d’autres en ciblent en raison de leur activité militante.

Récemment, les tribunes des militaires factieux appelant à renverser le gouvernement sur des bases fascisantes et la manifestation organisée par une majorité de syndicats de la police souhaitant en toute impunité -et avec le soutien de plusieurs responsables politiques- « faire tomber les digues de la constitution » illustrent bien la menace des idées d'extrême-droite sur toute la société.

Comme les signataires de l’appel pour les libertés et contre les idées mortifères de d’extrême droite, nous ressentons toutes et tous l’urgence de construire une réponse forte et unitaire qui dessine l’alliance de l'égalité des droits, des libertés, du travail et d’un avenir durable.

Face à ce climat de haine, raciste et attentatoire aux libertés individuelles et collectives, et un an après la mobilisation antiraciste mondiale contre l'assassinat de George Floyd et en solidarité avec le mouvement Black Lives Matter, nous appelons à une riposte forte, unitaire, citoyenne et rassembleuse, pour réaffirmer notre combat commun contre l'extrême-droite, ses idées, et toutes celles et tous ceux qui participent à sa propagation.

Nous avons décidé collectivement d’organiser le samedi 12 juin une première grande journée nationale de manifestation et de mobilisations qui se déclinera localement.

Cette journée fait partie des initiatives unitaires qui se multiplient. D’ores et déjà, nos organisations syndicales, politiques, associations, collectifs, signataires de l’appel, ont décidé de co-construire ce combat dans la durée.

RDV à 14h devant la gare SNCF Nice-ville

Premières signatures:

ADN06 ; AFPS ; Alternatiba06 ; Amnesty international 06 ; Attac06 ; Collectif Droits des Femmes 06 ; Collectif Uni·es Nice ; DAL06 ; Ensemble!06 ; FCPE06 ; FSU06 ; Génération.S 06 ; Habitat et citoyenneté ; JC06 ; La France Insoumise 06 ; LDH06 ; MRAP06 ; Nice au Coeur, NPA06 ; Oui la Provence ; PCF06 ; Association PRALES ; RESF06 ; Roya Citoyenne; SUD-Solidaires 06 ; Syndicat des Avocats de France ; Syndicat de la Magistrature ; Solidaires06 ; Tous Citoyens ; UD-CGT 06 ; UNL06 ; Verts l’Avenir ; Rassemblement citoyen VIVA!

mardi 20 avril 2021

Dépêche AFP : Nice. Des jeunes étrangers arrêtés en sortant des bureaux de l’aide à l’enfance

Dépêche AFP : "Nice. Des jeunes étrangers arrêtés en sortant des bureaux de l’aide à l’enfance"

Des associations dénoncent les arrestations de jeunes étrangers directement à la sortie des bureaux de l’aide à l’enfance. Le département se défend en évoquant « une fin de prise en charge » et un « accord avec la police ».

Le sort de jeunes étrangers arrêtés en sortant des bureaux de l’aide à l’enfance du département des Alpes-Maritimes a été dénoncé par une association, le département évoquant une fin de prise en charge et un accord avec la police.

« Extrêmement choquant »

Il est extrêmement choquant qu’un service social procède à des signalements donnant lieu à des arrestations par la police concernant de jeunes exilés ne présentant pas de menace pour l’ordre public, a critiqué l’association Tous Citoyens ! qui leur vient en aide et a connaissance d’une dizaine de cas en six mois.

Ce procédé est contraire au modèle social français et l’avenir de ces jeunes qui ont subi, de leur exil et leur migration à leur arrivée en France, bien des souffrances, se trouve ainsi brisé​, ajoute l’association qui demande à la préfecture et au département d’y mettre immédiatement fin. Arrêtés et quasi-systématiquement menottés​, ils ne peuvent exercer leurs droits au recours.

Un « accord avec la police », répond la Direction de l’Enfance


Au vu de la pression des flux, on ne peut pas se permettre d’accueillir des majeurs qui dévoient les dispositifs de protection de l’enfance, ont répondu les services du département, confirmant que huit jeunes évalués majeurs ont été remis à la police aux frontières (PAF) entre octobre et mars.

On a un accord avec la direction départementale de la police aux frontières qu’on appelle pour venir chercher ces jeunes évalués majeurs. La plupart partent avant d’avoir cet entretien, et très peu sont remis à la PAF, a ajouté la Direction de l’Enfance auprès de l’AFP.

Ces quatre dernières années, plusieurs milliers de jeunes étrangers sont arrivés dans les Alpes-Maritimes en passant par la frontière italienne et en se présentant comme mineurs isolés relevant de la protection de l’enfance (791 en 2017, 2 238 en 2018, 1 871 en 2019 et 2 683 en 2020), obligeant le département à adapter en permanence ses dispositifs d’accueil.

La plupart (80 %) sont rapidement repartis ailleurs. L’an dernier, l’Aide sociale à l’Enfance a réalisé une évaluation de leur minorité pour 342 jeunes, faite par du personnel formé et dans le respect de la législation, et négative dans 142 cas.

Depuis 2015 et l’afflux de migrants arrivant d’Italie, la préfecture des Alpes-Maritimes et la police aux frontières ont été à plusieurs reprises mises en cause voire condamnées pour des violations des droits des étrangers, renvois expéditifs, déni du droit d’asile, etc

lundi 12 avril 2021

Convoqué par l'Aide Sociale à l'Enfance ? Vous ressortirez menotté !

 

Communiqué de presse 

 

Convoqué par l'Aide Sociale à l'Enfance ? Vous ressortirez menotté ! 

 

 

Nous, bénévoles de l'association Tous Citoyens et avocats membres du Syndicat des Avocats de France, dénonçons avec la plus grande fermeté les pratiques mises en œuvre par le Département et la Préfecture des Alpes-Maritimes :

 

De jeunes exilés ayant demandé la protection de l'enfance en qualité de Mineur Non Accompagné (MNA) mais ayant été évalués majeurs par l'Aide Sociale à l'Enfance (ASE) sont convoqués dans les bureaux du Département 06, au Centre Administratif des Alpes-Maritimes, pour que leur soit notifiée leur fin de prise en charge. Ils sont, au sortir de cet entretien, arrêtés par la police, quasi systématiquement menottés et placés en retenue administrative, sans pouvoir bénéficier des conseils d'une permanence juridique. Après une audition expéditive et plusieurs heures au sein du local de retenue de la caserne Auvare, Il leur est notifiée une Obligation de Quitter le Territoire Français (OQTF), porte ouverte à l’expulsion.

 

Cette procédure est d'une violence extrême pour des jeunes exilés ayant très souvent subi des sévices durant leur migration et présentant fréquemment des symptômes post-traumatiques. Elle entraîne une privation de l’exercice effectif de leurs droits : on explique aux jeunes qu'ils peuvent contester leur OQTF mais sans leur donner les moyens matériels d'exercer un recours, en les laissant seuls, à la rue, sans argent et sans accompagnement, avec 48h pour contester ladite décision et, souvent, sans même comprendre le français. 

 

L'avenir de ces jeunes qui ont subi, de leur exil et leur migration à leur arrivée en France, bien des souffrances, se trouve ainsi brisé, subissant de nouvelles entraves dans l'accès à leurs droits.

 

Il est, de plus, extrêmement choquant qu'un service social procède à des signalements donnant lieu à des arrestations par la police concernant de jeunes exilés ne présentant pas de menace pour l'ordre public. Ce procédé jette un discrédit sur l'ensemble de l'action sociale et est contraire au modèle social français. 

 

Nous demandons à Charles Ange Ginesy, Président du Département des Alpes-Maritimes et à Bernard Gonzalez, Préfet des Alpes-Maritimes, de mettre immédiatement fin à ces pratiques choquantes. 

 

Nous demandons à Claire Hédon, Défenseure des droits, que nous saisissons, d'intervenir auprès d'eux dans l'hypothèse où ils maintiennent ces pratiques.

 

Nous invitons, enfin, l'ensemble des acteurs concernés par la prise en charge des MNA (Département, Préfecture, Juge pour Enfant, structures de placement, associations bénévoles) d'accepter de dialoguer et d'œuvrer en commun pour un accueil digne et respectueux des droits de ces jeunes exilés dans les Alpes-Maritimes. 

 

Contacts presse :

 

Pour le Syndicat des Avocats de France, Mireille Damiano (06.09.21.17.30) et Laure Pons (06.86.72.71.31)

Pour l'association Tous citoyens, David Nakache (06.62.26.67.35) et Michel Seonnet (06.19.92.12.82)





mercredi 31 mars 2021

La relaxe de David Nakache, une victoire pour la démocratie locale



Communiqué de presse de l'association "Tous citoyens !"

La relaxe de David Nakache, une victoire pour la démocratie locale


Le Président de notre association, David Nakache, était poursuivi en justice pour injure publique par Christian Estrosi pour l'avoir qualifié de maire "xénophobe".

Le délibéré est tombé le 29 mars : David Nakache est relaxé.

Cette décision constitue une victoire importante pour la liberté d'expression et le débat démocratique local.

Le débat politique n'a rien à faire dans les tribunaux. Il doit se dérouler sur la place publique.

Le maire de Nice ne peut faire taire ses opposants en les traînant en justice.

La liberté d'expression est à ce prix.


Association Tous citoyens !

mercredi 17 mars 2021

Adieu à Cathie Lipszyc

Bonjour,


C'est avec une infinie tristesse que nous vous informons du décès de Cathie Lipszyc, suite à un AVC.

Cathie était une infatigable bénévole et militante des droits humains. Elle était la bonté même, l'humilité et la solidarité. Elle était de tous les combats pour l'égalité, les libertés, la paix et un accueil digne des exilés. 

Elle a porté et animé notre association depuis plusieurs années, nous a guidé dans nos choix et nous a éclairé de son inaltérable foi en l'humanité.

Elle restera dans nos cœurs et nous accompagnera dans nos luttes communes.





Nous vous tiendrons informés d'un hommage collectif à venir.


Solidairement,
Association Tous citoyens

Pour le retrait de la loi de sécurité globale !

 Tous citoyens est signataire de l'appel à manifester à Nice, le 20 mars, pour le retrait de la loi de sécurité globale. Article du Patriote Côte d'Azur...




samedi 13 mars 2021

Soutenez David Nakache !

 Bonjour,


Le Président de notre association, David Nakache, est attaqué en justice par le maire de Nice et Président de la Métropole, Christian Estrosi, qui cherche à le faire taire par tous moyens.

Il a été condamné pour diffamation pour avoir déclaré, durant les élections municipales, qu'il fallait "mettre fin à la corruption à Nice" et doit payer 10 400 € . Notre association a déjà publié un communiqué de soutien suite à cette décision sidérante. L'argumentaire de David est en ligne ici. Il a bien sûr fait appel et son audience à Aix-en-Provence aura lieu le 25 mai à 14h.

L'audience en première instance de la seconde affaire, où David est poursuivi pour injure publique pour avoir dit que la Ville de Nice avait un maire "xénophobe", a eu lieu le 8 mars. Le délibéré sera rendu le 29 mars à 13h30. L'argumentaire de David est en ligne ici.

David a besoin d'aide pour financer sa défense. Une cagnotte solidaire est en ligne et vous pouvez le soutenir ici :https://www.leetchi.com/c/pour-la-liberte-dexpression-soutien-a-david-nakache

Solidairement,

Association Tous citoyens !, "Aider, c'est résister"

lundi 8 mars 2021

Pour l'extension de la ligne 1 du tram à l'Ariane et La Trinité

 En août 2020, le président de la métropole annonçait avoir choisi le tramway plutôt que le BHNS pour desservir l'Ariane et la Trinité, voire la basse vallée du Paillon. Il annonçait la prochaine tenue d'une enquête publique et le démarrage des travaux dans la foulée. Enfin, l'engagement pris par la ville de Nice en 2002, vis-à-vis de l’État (l'extension de la ligne 1 du tram) paraissait en voie d'être tenu.


Cet engagement a été pris publiquement par Christian Estrosi devant la presse et devant les Arianencs. C'est sa parole qui est engagée.


Lorsque nous avons appris le lancement de la ligne 4, le collectif s'est réuni et nous nous sommes immédiatement inquiétédu sort réservé à l'extension de la ligne 1. Nous avons adressé une lettre ouverte au maire le 14 février dont il n'a même pas accusé réception à ce jour.


Un récent article publié dans la presse régionale le 4 mars 2021 laisse entendre que toutes les options seraient sur la table, y compris le BHNS qui est massivement rejeté par la population et qu'une enquête publique sera prochainement lancée.


Cette enquête publique ne doit porter que sur l'extension de la ligne 1 du tram. Les habitantes et habitants, avec leur Collectif, ont démontré que le BHNS serait une solution caduque dès son démarrage, parce qu’il ne pourrait répondre, ni aux besoin du quartier, ni au nécessaire désengorgement de la basse vallée du Paillon, désormais proche de la saturation automobile.


Seul le tram répondrait aux besoins des populations : capacité d'accueil plus grande, pas de rupture de charge, cadencement plus fréquent, moyen de transport plus efficace, plus rapide, plus écologique.



Le collectif pour l'extension de la ligne 1 du tramway jusqu'à l'Ariane et La Trinité


P.S. : Les membres du collectifs : Attac, EELV 06, Ensemble!06, les Arianencs, les 3T, Nice au Coeur, PCF la Trinité, PCF Nice, PS 06, Tous Citoyens