Article Nice Presse le 12.03.2025
Article en ligne : https://nicepresse.com/fin-des-distributions-alimentaires-place-garibaldi-lassociation-tous-citoyens-denonce-une-chasse-aux-pauvres-menee-par-la-mairie-de-nice/
Article Nice Presse le 12.03.2025
Article en ligne : https://nicepresse.com/fin-des-distributions-alimentaires-place-garibaldi-lassociation-tous-citoyens-denonce-une-chasse-aux-pauvres-menee-par-la-mairie-de-nice/
Le 8 février 2025, Yonas H. a été enterré au cimetière de Vintimille, en présence de nombreuses personnes du territoire, d’un membre de sa famille et du Père Claudiu qui a célébré le rituel orthodoxe.
Yonas avait 26 ans, il venait d’Érythrée et son voyage s’est arrêté à Vintimille. Il est mort le 10 janvier 2025, dans sa tentative de traverser la frontière de Pont Saint Ludovic, entre Vintimille et Menton, devenant la énième victime de la frontière italo-française.
Depuis lors, des associations et des personnes solidaires de divers pays se sont mobilisées pour retrouver ses proches et procéder à son identification.
Grâce au travail en réseau des associations et des activistes entre l’Italie et la France, Yonas a été identifié. Grâce à la solidarité mise en place, il a été possible de payer les 1250 euros de frais prévus pour ses funérailles. La générosité a dépassé les attentes, nous submergeant littéralement, avec plus du double du montant nécessaire pour couvrir les frais. Les dons reçus nous permettent d’installer une stèle afin que la mémoire de Yonas ne soit pas effacée par le temps. Le reste de l’argent sera envoyé à sa famille en Érythrée.
Grâce à la grande mobilisation et aux contributions collectées, nous avons pu garantir à Yonas son droit à un nom et à une sépulture digne. Cela n’a été possible que grâce à l’engagement de la communauté solidaire, sans aucun soutien économique de la part des institutions et des municipalités concernées.
Yonas, comme tant d’autres, est mort à cause des politiques de frontières dans un monde qui s’oppose à la liberté de circulation des personnes, criminalise les activités de secours et punit la solidarité.
Yonas repose désormais dans le cimetière de Ventimiglia, dans une tombe entourée de fleurs. Il fait désormais partie de la mémoire vivante contre toutes les morts et disparitions aux frontières et sur les routes migratoires.
À toutes et à tous, simplement merci.
En mémoire de Yonas et de toutes les victimes des frontières.
Brèves interviews en réaction à la conférence du préfet des Alpes-Maritimes sur son bilan en 2024 (5% seulement de régularisations) et son objectif en 2025 (600 expulsions) :
- Sur France 3 Côte d'Azur
Article de Clément Arvaguès publié sur Nice Presse du 04.02.2025
Vendredi dernier, la municipalité annonçait dans Nice-Presse la fin des distributions alimentaires menée par les associations sur la Place Garibaldi. "Cette décision revient à chasser les personnes sans domicile de l'ensemble du secteur" regrette l'ONG Tous Citoyens ce 4 février.
"Cette politique, antisociale et contre productive, aura pour conséquence d'éloigner les personnes sans abri et de les regrouper près des lieux de distribution restants" dénonce l'association menée par David Nakache ce mardi.
"Je vous l'annonce, nous mettons fin aux distributions alimentaires qui étaient organisées sur la Place Garibaldi. Cela prend effet immédiatement, il n'y en aura plus à cet endroit là" disait Anthony Borré, le premier adjoint au maire dans Nice-Presse, le 31 janvier. Les bénévoles sont invités à mener ces maraudes "dans un autre secteur".
"Tous Citoyens" embraye : "La Ville poursuit ainsi sa traque des personnes précaires. Elle avait tenté, en 2018, de chasser les SDF de la place du Pin en retirant la fontaine et l'accès à l'eau. Elle a chassé les migrants qui dormaient sur la digue du port et les Roms près de la préfecture, en 2022. Elle a tenté de chasser les migrants qui dorment devant l'église du Vœu en 2023. Ne sachant plus où se réfugier certains s'installent sous les douves du Paillon et s'exposent au risque inondation".
"Le maire ne veut pas que la misère soit visible dans les zones touristiques"
Et d'alerter : "Fait important, la distribution alimentaire ne concerne pas que les SDF. Nice subit une crise sociale profonde et un Niçois sur cinq vit sous le seuil de pauvreté. De nombreuses personnes n'arrivent plus à se nourrir et viennent à ces maraudes. Les points de distribution restants, comme au XVème corps, sont plus éloignés et sont très vite saturés. Supprimer les maraudes alimentaires, au plein cœur de l'hiver, est choquant et tout simplement inhumain."
Cet écho semble en partie partagé par le préfet des Alpes-Maritimes.
Questionné par Nice-Presse au sujet de "nuisances" dénoncées par les riverains et les commerçants depuis plusieurs mois sur la Place Garibaldi, le représentant de l'Etat épinglait surtout… la commune. Appelant à "des solutions plus humaines" et pointant un tout-répressif, il conseillait à la collectivité "d'utiliser l'ensemble de ses compétences".
Un tacle qui n'est pas digéré par l'Hôtel de Ville. "Ces accusations sur notre manque de solidarité sont injustes et nous les contestons fermement" nous répondait Anthony Borré.
"Nous sommes la seule ville du Sud à déclencher le Plan grand froid avant même l'Etat pour mettre chacun des sans abri au chaud. Nous ouvrons un nouveau site d'accueil de jour et de nuit. Alors même que l'Etat ne nous aide absolument pas financièrement !"
Communiqué de presse de l'association Tous citoyens
Interview Ici Azur du 30 janvier 2024
Un très bel échange mardi à la Librairie Jean Jaurès avec Marie Pavlenko et Monique Gimello Auteure Jeunesse !
Bonjour,
A l'invitation de la librairie Jean Jaurès, l'association Tous citoyens a le plaisir de participer, mardi 28 janvier à 18h, à une rencontre - dédicaces avec Marie Pavlenko et Monique Gimello.
Bonjour
Bonjour,