Nice Matin, 23 avril 2021 :
vendredi 23 avril 2021
jeudi 22 avril 2021
mardi 20 avril 2021
Dépêche AFP : Nice. Des jeunes étrangers arrêtés en sortant des bureaux de l’aide à l’enfance
Des associations dénoncent les arrestations de jeunes étrangers directement à la sortie des bureaux de l’aide à l’enfance. Le département se défend en évoquant « une fin de prise en charge » et un « accord avec la police ».
Le sort de jeunes étrangers arrêtés en sortant des bureaux de l’aide à l’enfance du département des Alpes-Maritimes a été dénoncé par une association, le département évoquant une fin de prise en charge et un accord avec la police.
« Extrêmement choquant »
Il est extrêmement choquant qu’un service social procède à des signalements donnant lieu à des arrestations par la police concernant de jeunes exilés ne présentant pas de menace pour l’ordre public, a critiqué l’association Tous Citoyens ! qui leur vient en aide et a connaissance d’une dizaine de cas en six mois.
Ce procédé est contraire au modèle social français et l’avenir de ces jeunes qui ont subi, de leur exil et leur migration à leur arrivée en France, bien des souffrances, se trouve ainsi brisé, ajoute l’association qui demande à la préfecture et au département d’y mettre immédiatement fin. Arrêtés et quasi-systématiquement menottés, ils ne peuvent exercer leurs droits au recours.
Un « accord avec la police », répond la Direction de l’Enfance
Au vu de la pression des flux, on ne peut pas se permettre d’accueillir des majeurs qui dévoient les dispositifs de protection de l’enfance, ont répondu les services du département, confirmant que huit jeunes évalués majeurs ont été remis à la police aux frontières (PAF) entre octobre et mars.
On a un accord avec la direction départementale de la police aux frontières qu’on appelle pour venir chercher ces jeunes évalués majeurs. La plupart partent avant d’avoir cet entretien, et très peu sont remis à la PAF, a ajouté la Direction de l’Enfance auprès de l’AFP.
Ces quatre dernières années, plusieurs milliers de jeunes étrangers sont arrivés dans les Alpes-Maritimes en passant par la frontière italienne et en se présentant comme mineurs isolés relevant de la protection de l’enfance (791 en 2017, 2 238 en 2018, 1 871 en 2019 et 2 683 en 2020), obligeant le département à adapter en permanence ses dispositifs d’accueil.
La plupart (80 %) sont rapidement repartis ailleurs. L’an dernier, l’Aide sociale à l’Enfance a réalisé une évaluation de leur minorité pour 342 jeunes, faite par du personnel formé et dans le respect de la législation, et négative dans 142 cas.
Depuis 2015 et l’afflux de migrants arrivant d’Italie, la préfecture des Alpes-Maritimes et la police aux frontières ont été à plusieurs reprises mises en cause voire condamnées pour des violations des droits des étrangers, renvois expéditifs, déni du droit d’asile, etc
lundi 12 avril 2021
Convoqué par l'Aide Sociale à l'Enfance ? Vous ressortirez menotté !
Communiqué de presse
Convoqué par l'Aide Sociale à l'Enfance ? Vous ressortirez menotté !
Nous, bénévoles de l'association Tous Citoyens et avocats membres du Syndicat des Avocats de France, dénonçons avec la plus grande fermeté les pratiques mises en œuvre par le Département et la Préfecture des Alpes-Maritimes :
De jeunes exilés ayant demandé la protection de l'enfance en qualité de Mineur Non Accompagné (MNA) mais ayant été évalués majeurs par l'Aide Sociale à l'Enfance (ASE) sont convoqués dans les bureaux du Département 06, au Centre Administratif des Alpes-Maritimes, pour que leur soit notifiée leur fin de prise en charge. Ils sont, au sortir de cet entretien, arrêtés par la police, quasi systématiquement menottés et placés en retenue administrative, sans pouvoir bénéficier des conseils d'une permanence juridique. Après une audition expéditive et plusieurs heures au sein du local de retenue de la caserne Auvare, Il leur est notifiée une Obligation de Quitter le Territoire Français (OQTF), porte ouverte à l’expulsion.
Cette procédure est d'une violence extrême pour des jeunes exilés ayant très souvent subi des sévices durant leur migration et présentant fréquemment des symptômes post-traumatiques. Elle entraîne une privation de l’exercice effectif de leurs droits : on explique aux jeunes qu'ils peuvent contester leur OQTF mais sans leur donner les moyens matériels d'exercer un recours, en les laissant seuls, à la rue, sans argent et sans accompagnement, avec 48h pour contester ladite décision et, souvent, sans même comprendre le français.
L'avenir de ces jeunes qui ont subi, de leur exil et leur migration à leur arrivée en France, bien des souffrances, se trouve ainsi brisé, subissant de nouvelles entraves dans l'accès à leurs droits.
Il est, de plus, extrêmement choquant qu'un service social procède à des signalements donnant lieu à des arrestations par la police concernant de jeunes exilés ne présentant pas de menace pour l'ordre public. Ce procédé jette un discrédit sur l'ensemble de l'action sociale et est contraire au modèle social français.
Nous demandons à Charles Ange Ginesy, Président du Département des Alpes-Maritimes et à Bernard Gonzalez, Préfet des Alpes-Maritimes, de mettre immédiatement fin à ces pratiques choquantes.
Nous demandons à Claire Hédon, Défenseure des droits, que nous saisissons, d'intervenir auprès d'eux dans l'hypothèse où ils maintiennent ces pratiques.
Nous invitons, enfin, l'ensemble des acteurs concernés par la prise en charge des MNA (Département, Préfecture, Juge pour Enfant, structures de placement, associations bénévoles) d'accepter de dialoguer et d'œuvrer en commun pour un accueil digne et respectueux des droits de ces jeunes exilés dans les Alpes-Maritimes.
Contacts presse :
Pour le Syndicat des Avocats de France, Mireille Damiano (06.09.21.17.30)
et Laure Pons (06.86.72.71.31)
Pour l'association Tous citoyens, David Nakache (06.62.26.67.35) et Michel
Seonnet (06.19.92.12.82)
mercredi 31 mars 2021
La relaxe de David Nakache, une victoire pour la démocratie locale
Le délibéré est tombé le 29 mars : David Nakache est relaxé.
Cette décision constitue une victoire importante pour la liberté d'expression et le débat démocratique local.
Le débat politique n'a rien à faire dans les tribunaux. Il doit se dérouler sur la place publique.
Le maire de Nice ne peut faire taire ses opposants en les traînant en justice.
La liberté d'expression est à ce prix.
Association Tous citoyens !
vendredi 19 mars 2021
jeudi 18 mars 2021
mercredi 17 mars 2021
Adieu à Cathie Lipszyc
Bonjour,
Cathie était une infatigable bénévole et militante des droits humains. Elle était la bonté même, l'humilité et la solidarité. Elle était de tous les combats pour l'égalité, les libertés, la paix et un accueil digne des exilés.
Elle restera dans nos cœurs et nous accompagnera dans nos luttes communes.
Pour le retrait de la loi de sécurité globale !
Tous citoyens est signataire de l'appel à manifester à Nice, le 20 mars, pour le retrait de la loi de sécurité globale. Article du Patriote Côte d'Azur...
samedi 13 mars 2021
Soutenez David Nakache !
Bonjour,
lundi 8 mars 2021
Pour l'extension de la ligne 1 du tram à l'Ariane et La Trinité
En août 2020, le président de la métropole annonçait avoir choisi le tramway plutôt que le BHNS pour desservir l'Ariane et la Trinité, voire la basse vallée du Paillon. Il annonçait la prochaine tenue d'une enquête publique et le démarrage des travaux dans la foulée. Enfin, l'engagement pris par la ville de Nice en 2002, vis-à-vis de l’État (l'extension de la ligne 1 du tram) paraissait en voie d'être tenu.
Cet engagement a été pris publiquement par Christian Estrosi devant la presse et devant les Arianencs. C'est sa parole qui est engagée.
Lorsque nous avons appris le lancement de la ligne 4, le collectif s'est réuni et nous nous sommes immédiatement inquiétés du sort réservé à l'extension de la ligne 1. Nous avons adressé une lettre ouverte au maire le 14 février dont il n'a même pas accusé réception à ce jour.
Un récent article publié dans la presse régionale le 4 mars 2021 laisse entendre que toutes les options seraient sur la table, y compris le BHNS qui est massivement rejeté par la population et qu'une enquête publique sera prochainement lancée.
Cette enquête publique ne doit porter que sur l'extension de la ligne 1 du tram. Les habitantes et habitants, avec leur Collectif, ont démontré que le BHNS serait une solution caduque dès son démarrage, parce qu’il ne pourrait répondre, ni aux besoin du quartier, ni au nécessaire désengorgement de la basse vallée du Paillon, désormais proche de la saturation automobile.
Seul le tram répondrait aux besoins des populations : capacité d'accueil plus grande, pas de rupture de charge, cadencement plus fréquent, moyen de transport plus efficace, plus rapide, plus écologique.
Le collectif pour l'extension de la ligne 1 du tramway jusqu'à l'Ariane et La Trinité
P.S. : Les membres du collectifs : Attac, EELV 06, Ensemble!06, les Arianencs, les 3T, Nice au Coeur, PCF la Trinité, PCF Nice, PS 06, Tous Citoyens








