dimanche 21 août 2022
Nice : la traque des pauvres doit cesser
samedi 20 août 2022
France 3 Côte d'Azur, 19/20, 20 août 2022
France 3 Côte d'Azur 19/20 - 20.08.2022
"Les personnes vulnérables, à Nice, sont victimes d'une surenchère politicienne et sécuritaire où les institutions, la Ville, le Département et l'État, se renvoient la balle au lieu de les aider."
La force et le bâton chers à Monsieur Estrosi
Communiqué de presse de SOMICO 06 et Tous Citoyens ! 06
La force et le bâton chers
à Monsieur Estrosi
Après l’évacuation du camp de demandeurs d’asile du port, avec destruction des biens des occupants dans les conditions brutales que l’on sait, la Ville de Nice annonce avoir obtenu une décision de justice autorisant le recours à la force publique pour évacuer le camp de l’autopont, Bd du Mercantour à Nice. Il s’agit cette fois de familles bulgares et bosniaques, avec des enfants en bas âges.
Soulignons d’abord que devant la détresse de ces familles, dépourvues de tout moyen pour vivre dans des conditions décentes, les pouvoirs publics, y compris municipaux, sont jusqu’à ce jour défaillants malgré les obligations que la loi exige d’eux dans cette situation. Ainsi la Ville de Nice abandonne sa politique sociale au profit du tout sécuritaire.
Ces familles ont des droits et avant tout besoin de logements mais aussi d’accompagnement social et familial et pour les enfants de soins et de scolarisation. Tout ce que trouve comme réponse à cette exigence humaine, mais aussi légale, est pour Monsieur Estrosi de l’ordre du bâton et de l’errance. Fidèles à notre attachement au droit et à la vocation humaniste de notre République nous n’acceptons pas cela.
Nous condamnons la surenchère médiatique autour des étrangers à Nice, boucs émissaires et victimes collatérales de règlements de compte politiciens.
Nous appelons les citoyens à réagir et d’ores et déjà nous entendons mobiliser l’opinion pour que force reste à la Loi : Nous demandons une prise en charge sociale, humaine et adaptée de ces familles, le respect de leurs droits et de leur dignité.
SOMICO 06 :
Artisans du monde 06 – Attac 06 – Citoyens solidaires 06 – CLAJ 06 – Collectif citoyen Bevera / FSU 06 / LDH PACA / LDH Nice / LDH Cannes-Grasse / Mouvement de la paix 06 / MRAP 06 / Réseau décolonial 06 / RESF 06 / Roya citoyenne / SUD-Solidaires 06 / Vallées solidaires
Et Tous Citoyens ! 06
dimanche 14 août 2022
Nice Matin "Laissez moi récupéré mes papiers"
Nice Matin, 13 août 2022 :
David Nakache : "Même si la mairie a obtenu le recours de la force publique pour évacuer le campement, rien ne l'autorise à détruire les affaires des occupants. Même SDF, même demandeurs d'asile, ces personnes ont des droits."
samedi 13 août 2022
Merci pour Alfred : vous êtes formidables !
Nous avons lancé une collecte pour financer les frais de scolarité d'Alfred, jeune majeur ivoirien que notre association accompagne depuis deux ans et qui a l'opportunité de poursuivre ses études en lycée technique menuiserie.
vendredi 12 août 2022
Demandeurs d'asile à Nice : une évacuation inhumaine
L'évacuation du campement de demandeurs d'asile situé sur la digue du port de Nice a eu lieu ce matin.
Le camp s'est peu à peu constitué il y a deux ans et a regroupé des occupants successifs. Il s'agissait principalement de demandeurs d'asile venant d'Afrique subsaharienne mais aussi de ressortissants français sans ressources, bénéficiaires du RSA. Nous y avons, au fil de nos visites, rencontré trois mineurs : deux mineurs isolés étrangers accompagnés pour demander la protection de l'enfance et un mineur français,en fugue de chez ses parents, accompagné auprès des services sociaux. Il s'agit donc tout autant d'une poche de pauvreté regroupant des personnes vulnérables qu'un "camp de migrants" tel que présenté par les autorités.
Nous dénonçons cette évacuation honteuse. Il s'agit d'un acte grave et profondément inhumain pour au moins cinq raisons :
1. La destruction des biens :
Même si la mairie a obtenu le recours de la force publique pour évacuer ce campement, rien ne l'autorise à détruire les affaires des occupants. Or les tentes, les habits, un téléphone et même des papiers d'identité ont été détruits par les services de nettoyage de la ville.
Même SDF, même demandeurs d'asile, ces personnes ont des droits et la destruction de leurs biens est illégale.
2. La Ville de Nice renonce à sa vocation sociale :
La Ville de Nice doit, via son Centre Communal d'Action Sociale, proposer un accompagnement social et un hébergement d'urgence aux personnes vulnérables. Au lieu de cela, elle chasse les personnes pauvres pour les rendre invisibles. Elle renonce à son rôle social au profit d'une politique sécuritaire. Elle ne fait, en réalité, que déplacer le problème.
3. Cette évacuation porte atteinte au droit d'asile
Respecter le droit d'asile ce n'est pas uniquement enregistrer et traiter des demandes, c'est accueillir dignement les demandeurs le temps de l'instruction de leur dossier. Le Centre d'Accueil des Demandeurs d'Asile et les foyers du 115 sont saturés. Un demandeur d'asile bénéficie d'une allocation d'attente d'environ 420 € par mois et n'a pas le droit de travailler durant les six premiers mois qui suivent le dépôt de sa demande. Quelle autre solution, dans ces conditions, que de dormir dehors ? Cette précarisation des demandeurs d'asile est organisée et, une fois à la rue, ils sont traqués et chassés.
4. La Ville de Nice mène une politique discriminatoire :
Alors que la mairie a assuré l'accueil des réfugiés ukrainiens, leur prise en charge sociale et sanitaire ainsi que la scolarisation de leurs enfants, elle laisse à la rue les autres exilés et les évacue de camps en camps.
La Ville de Nice doit accueillir tous exilés, ukrainiens et non ukrainiens, de la même manière, sans tri ni discrimination.
5. Les demandeurs d'asiles sont les victimes de rivalités politiciennes
En évacuant ce campement, la Ville de Nice cède aux demandes de l'extrême droite.
Le maire de la Ville, Christian Estrosi, porte un discours répressif dans une surenchère permanente avec le député Eric Ciotti.
Les demandeurs d'asile sont, à Nice, les victimes de règlements de compte politiciens entre les droites locales.
Nous appelons les responsables politiques de tous bords au respect du droit et de la dignité humaine.
Les occupants de ces camps, demandeurs d'asile comme ressortissants français en situation de précarité ont besoin d'accompagnement social et administratif. La traque des personnes vulnérables est une pratique inhumaine et totalement inadmissible.
Association Tous citoyens, Nice, le 12 août 2022
jeudi 11 août 2022
Aidez Alfred à poursuivre ses études !
Bonjour,
Alfred Kone est un jeune ivoirien de 18 ans. L'association Tous citoyens l'accompagne depuis près de deux ans. Reconnu mineur par le Tribunal Pour Enfants, cette décision a été invalidée par la Cour d'appel sur intervention du Conseil Départemental des Alpes-Maritimes. Il a dû alors abandonner son apprentissage en menuiserie.
Hébergé par des bénévoles depuis le mois de mars et en attente d'un titre de séjour, parfaitement intégré, il a la possibilité de reprendre des études dans un lycée technique de Nice en section menuiserie.
Nous avons besoin de 500€ pour couvrir ses frais de scolarité. Merci de l'aider à poursuivre son projet professionnel !
(Si les dons dépassent cette sommes, le surplus servira à l'accompagnement d'autres mineurs isolés ou jeunes majeurs aidés par notre association)
Vous pouvez faire un don en ligne ici : Aider Alfred à poursuivre ses études !
Solidairement,
Association Tous citoyens !
vendredi 5 août 2022
Appel à solidarité !
Appel à solidarité !
Appel à solidarité !
Appel à solidarité !
InfoMigrants : À Nice, un campement au cœur d'un "jeu politicien"
Article d'InfoMigrants du 04.08.2022 :
À Nice, un campement au cœur d'un "jeu politicien"
Le maire de la ville de Nice, Christian Estrosi, a annoncé mardi 2 août l'expulsion imminente d'un campement situé le long du port. Ce lieu de vie, qui accueillait une diversité de profils d'exilés, se retrouve désormais pris dans un "show sécuritaire" selon l'association Tous Citoyens!.
Sous la chaleur écrasante de l'après-midi, ce jeudi 4 août, les quelques tentes alignées le long de la digue du port de Nice, dans le sud de la France, sont vides. Ce petit campement informel est sous le coup d'une procédure d'expulsion et les occupants sont déjà partis.
Depuis un peu plus d'un an, ils étaient sept, huit, parfois une quinzaine d'occupants, à dormir là. Beaucoup étaient des demandeurs d'asile, dotés de leur récépissé, principalement venus d'Afrique subsaharienne. Nice est la première ville où il est possible de déposer sa demande d'asile après avoir franchi la frontière franco-italienne dans cette zone. D'autres occupants étaient en recours auprès de la Cour nationale du droit d'asile (CNDA). On rencontrait aussi, dans ce petit campement, des déboutés.
Le lieu de vie a aussi vu défiler bien d'autres profils. "Il y a deux mois et demi, j'ai pris en charge deux MNA", raconte David Nakache, président de Tous Citoyens !, une association locale engagée auprès des exilés et particulièrement des mineurs. "La dernière fois aussi, il y avait une personne française, bénéficiaire du RSA, sans moyen d'hébergement. Il y a quelques mois encore, c'était un mineur français, en fugue, que l'on a patiemment convaincu de se faire accompagner par les services sociaux."





