lundi 18 novembre 2019

Non à une rue Jacques Médecin à Nice : appel au rassemblement !

Rue Jacques Médecin : à Nice, on honore la corruption et le racisme

Après Charles Pasqua, condamné à deux reprises à de la prison avec sursis, la Ville de Nice honore le multirécidiviste Jacques Médecin, quatre fois condamnés à de la prison ferme. La rue de l'Opéra sera ainsi renommée rue Jacques Médecin le dimanche 24 novembre à 11h.

Quand arrêtera-t-on de glorifier le clientélisme et la corruption à Nice ?

Par ailleurs, Jacques Médecin n'a jamais caché ses positions extrêmes et racistes. Il a publiquement déclaré, en juin 1987 "Aujourd'hui, 99% des thèses du Front National sont les miennes". Pire, il affirmait, en mars 1986 : "La France va être envahie par tous les macaques qui n'ont rien d'autre à faire que venir vivre chez nous". Il a jumelé la ville de Nice avec celle du Cap, en Afrique du Sud, en soutien à la politique d'apartheid qui y était alors menée.

Le temps est venu d'un véritable "droit d'inventaire" du médecinisme à Nice et de ses conséquences

Donner un nom de rue à Jacques Médecin revient donc honorer à la fois et la corruption et le racisme. C'est tout à la fois un manque de civisme et un manque d'éthique.

Nous demandons à ce qu'aucun nom de rue ou quelconque reconnaissance ou honneur ne soit attribué à Nice à :

- Toute personne condamnée par la justice pour des faits liés à la corruption.

- Toute personne ayant fait la promotion de thèses d'extrême droite, du racisme, de l'apartheid, et de toute forme de discrimination. 

Nous appelons à un rassemblement citoyen le :

Dimanche 24 novembre à 11h

Place Masséna à Nice 

(statue de l'Apollon)

Venez nombreuses et nombreux !

Association "Tous citoyens !"

dimanche 3 novembre 2019

Mineurs isolés étrangers : les Alpes-Maritimes, zone de non droit

Communiqué de presse de l'association "Tous citoyens !"

Mineurs isolés étrangers : les Alpes-Maritimes, zone de non droit


"Selon l'AFP, dans une dépêche publiée le 2 novembre 2019, les services du Préfet des Alpes-Maritimes ont confirmé trois éléments déterminants et, se faisant, une pratique illégale dans les Alpes-Maritimes :

1. Parmi les 31 exilés de nationalité pakistanaise découverts dans un camion sur l'autoroute A8, se trouvaient trois mineurs d'environ 15 ans. 
2. Il n'y avait pas de familles dans le groupe, les trois mineurs sont donc des mineurs isolés. 
3. Ces mineurs ont été refoulés à la frontière. En effet, selon l'AFP, "Tous ont été remis aux autorités italiennes conformément à la procédure de non-admission en vigueur depuis le rétablissement du contrôle aux frontières en novembre 2015, précise la préfecture des Alpes-Maritimes (...)."

Or cette pratique est illégale : en qualité de mineurs isolés étrangers, ces trois exilés avaient droit à la protection de l'enfance en France et n'avaient pas à être refoulés à la frontière italienne.

La préfecture des Alpes-Maritimes a déjà été condamnée par le passé pour des actes similaires. Les préfets passent mais les procédures illégales demeurent.

Nous demandons au Préfet des Alpes-Maritimes et au Ministre de l'Intérieur de faire enfin respecter les droits des mineurs isolés étrangers et la protection de l'enfance dans les Alpes-Maritimes."

L'association "Tous citoyens !"

jeudi 3 octobre 2019

Bébés et femmes enceintes à la rue dans les Alpes-Maritimes

Communiqué de presse de l'association "Tous citoyens !"

Bébés et femmes enceintes à la rue dans les Alpes-Maritimes


"Notre association a été appelée la semaine dernière, comme bien souvent, parce qu'une jeune maman de 22 ans et son bébé de 20 mois ont dormi dehors, près de la gare de Nice. Nous avons appelé, comme à chaque fois, le 115, en vain.

Lorsque vous appelez le 115-06 en charge de l'urgence sociale parce qu'une famille avec un bébé dort à la rue, la première question qui vous est posée est l'âge du bébé. S'il s'agit d'un enfant de moins de 12 mois il sera pris en charge quand bien même les structures d'accueil sont saturées, en louant pour la famille un hôtel meublé. Si l'enfant a le malheur d'avoir plus de 12 mois et qu'il n'y a plus de places, la famille restera à la rue. 

De même, lorsque vous appelez le 115-06 car une jeune femme enceinte qui dort dehors, on vous demande immédiatement l'avancement de la grossesse. Si elle n'est pas encore au septième moi de grossesse, elle ne sera pas considérée comme étant en danger et continuera à dormir dehors.

Officiellement, l'urgence sociale n'a pas de critères ni de quotas. Mais, de fait, l'opérateur vous dit "l'enfant a plus de 12 mois, on ne peut rien faire". Qui fixe ces critères officieux mais bien effectifs et proprement scandaleux ? On pourrait penser que ces critères sont nationaux, il n'en n'est rien. Dans de nombreux départements on protège les enfants jusqu'à 3 ans et les femmes enceintes dès le 4ème mois de grossesse. Dans les Alpes-Maritimes, l'urgence sociale relève de la Direction Départementale de la Cohésion Sociale, service de l'Etat sous les ordres du Préfet. Il semble donc normal, pour le Préfet des Alpes-Maritimes, qu'un bébé de 13 mois ou une femme enceinte de 6 mois dorment à la rue. 

Cette jeune maman et ce bébé que nous aidons sont actuellement hébergés grâce à une formidable chaine de solidarité citoyenne, mais pour combien de temps ? Et combien d'enfants en bas-âges et de femmes enceintes dorment encore à la rue dans notre département ? Est-il normal que les citoyens pallient aux carences de l'Etat ? A quel degré d'inhumanité en est on arrivé pour laisser à la rue des bébés et des femmes enceintes ?

Nous demandons officiellement au Préfet des Alpes-Maritimes de revoir ses seuils de prise en charge sociale et de protéger les bébés et les femmes enceintes dans notre département. Nous demandons également aux maires des Alpes-Maritimes, si le Préfet refuse d'entendre notre appel, de pallier à l'inhumanité de l'Etat et de protéger en priorité ces personnes vulnérables."

L'association "Tous citoyens !"

lundi 2 septembre 2019

100ème fémicide : rassemblement lundi 2 septembre à Cagnes-sur-Mer

Bonjour,

Dans la soirée de vendredi à samedi, une jeune femme de 21 ans a été tuée sous les coups de son compagnon à Cagnes-Sur-Mer.

Nous appelons ce soir à un rassemblement citoyen, à 19h à la gare de Cagnes-sur-Mer, pour faire entendre 100 secondes, pour ces 100 femme mortes cette année sous les coups de leur compagnon ou de leur ex-compagnon.

Ces drames relèvent de la police et du Gouvernement. Il relèvent aussi de chacun de nous. Un jeune homme est intervenu et il n'aurait pas dû être le seul : les féminicides sont l'affaire de tous. 

Mobilisons-nous !

L'équipe de Tous citoyens

vendredi 23 août 2019

Lancement de l'opération "fournitures scolaires 2019" : appel aux dons !


Bonjour,

Depuis deux ans l'association Tous citoyens, le Parti Communiste de Alpes-Maritimes et le Réseau Education Sans Frontière 06 organisent des collectes et distributions de fournitures scolaires.
L'an dernier, 230 enfants démunis ont reçu un kit de base de fournitures (trousse, cahier, stylo, crayon, feutres, gomme, règle, etc.).
Vous pouvez déposer vos dons en nature de fournitures scolaires aux horaires et lieux indiqués dans le formulaire ou faire un don en ligne ici.
Nous aurons également besoin de volontaires pour trier les dons, constituer les kits à distribuer aux enfants et assurer les distributions. Merci de vous signaler par retour de mail (touscitoyens06@gmail.com)

Ils comptent sur nous, nous comptons sur vous !

Fraternellement,

L'équipe de Tous citoyens !


lundi 19 août 2019

Open Arms : ouvrons les ports des Alpes-Maritimes !

Communiqué de presse de l'association Tous citoyens 

Open Arms : ouvrons les ports des Alpes-Maritimes !

"Les migrants secourus par l'Open Arms doivent être pris en charge de toute urgence.

L'Italie ferme ses ports. L'Espagne se propose mais reste à six jours de navigation. La France d'Emmanuel Macron s'enferme dans une posture tout autant hypocrite qu'irresponsable : fermer ses ports, attendre qu'un autre pays ouvre les siens pour prendre ensuite en charge quelques rescapés en clamant haut et fort qu'elle agit avec humanité et solidarité.

Le maire de la Seyne sur Mer, Marc Vuillemot, a lancé un appel aux maires du littoral européen pour répondre solidairement et de façon coordonnée aux bateaux secourant des migrants en Méditerranée. Cécile Dumas, conseillère municipale d'Antibes, a demandé à Jean Leonetti de répondre favorablement à cet appel.

Nous demandons, à notre tour, à l'ensemble des maires des villes portuaires des Alpes-Maritimes d'ouvrir leur port aux exilés secourus en mer.

Menton, Nice, Cannes et Antibes devraient donner l'exemple, répondre immédiatement à l'Open Arms et lui permettre d'accoster au plus vite.

Il y a un temps pour l'étude administrative et juridique de la situation de chacun et un temps pour l'urgence humanitaire et le devoir de secours : sauvons des vies, étudions les dossiers ensuite.

Des vies sont en danger, nos dirigeants locaux et nationaux doivent mettre de côté leurs postures politiciennes et assumer leurs responsabilités."

L'association Tous citoyens 

jeudi 8 août 2019

Demande d'audience au Préfet des Alpes-Maritimes

Le Préfet Leclerc avait rendu, dans les Alpes-Maritimes, le dialogue entre l'Etat et la société civile très difficile, refusant de recevoir de nombreuses associations dont la notre, "Tous citoyens !".

Voyant l'arrivée d'un nouveau Préfet avec l'espoir d'un dialogue rétabli, nous avons adressé au Préfet Gonzales une demande d'audience , il y a un mois jour pour jour, restée à ce jour sans réponse de sa part.

Dans ce courrier, que nous rendons aujourd'hui public, nous attirons son attention sur six points précis relevant directement de ses prérogatives :
  1. La fermeture de la frontière franco-italienne et la clandestinité contrainte des demandeurs d’asile entre la frontière et Nice
  2. La non prise en charge sociale des demandeurs d’asile entre la prise de rendez-vous à la Structure de Premier Accueil des Demandeurs d’Asile et le rendez-vous en préfecture
  3. La non détection systématique de la tuberculose chez les demandeurs d’asile et les mineurs isolés et le risque pour la santé publique
  4. Les conditions indignes de prise en charge des mineurs isolés durant la phase de mise à l’abri
  5. La non prise en charge post-traumatique des exilés
  6. La non prise en charge par le 115 des enfants de plus de 1 an et des femmes enceintes de moins de 7 mois de grossesse
Nous aurions pu en ajouter un septième : L'absence de concertation préalable à l'ouverture de foyers pour mineurs isolés étrangers.

Nous souhaitons rencontrer le Préfet pour évoquer avec lui ces différents dysfonctionnements observés durant nos actions de solidarité et lui soumettre nos propositions dans une démarche ouverte et constructive. 

Nous réitérons, publiquement cette fois, notre demande.

Courrier adressé le 8 juillet 2019 :

                                                                                                            M. le Préfet des Alpes-Maritimes
                                                                                                            Préfecture des Alpes-Maritimes
                                                                                                            147 Bd du Mercantour
                                                                                                            06200 Nice


                                                                                                            Nice, 8 juillet 2019
                                                                                             
Objet : demande d’audience


Monsieur le Préfet,

Notre association « Tous citoyens ! » œuvre depuis trois ans pour favoriser l’engagement citoyen, le vivre ensemble et la solidarité. Nous avons constaté des manquements graves à l’Etat de droit dans notre département et nous souhaitons porter ces faits à votre connaissance.
Nous considérons que l’action citoyenne et l’action des pouvoirs publics, loin de s’opposer vainement, devraient être complémentaires. Nous sollicitons, par la présente, audience auprès de vous afin d’échanger sur ces sujets et de vous soumettre des propositions concrètes.
Parmi les nombreux dysfonctionnements auxquels les personnes que nous aidons sont confrontées, nous avons sélectionné six sujets relevant directement de vos prérogatives : 

La fermeture de la frontière franco-italienne et la clandestinité contrainte des demandeurs d’asile entre la frontière et Nice : les demandeurs d’asile, du fait de la fermeture de la frontière, se tournent vers des passeurs pour venir en France ou tentent seuls le passage. Nous dénombrons plus de 20 décès depuis la fermeture de cette frontière. Une fois en France ils doivent se cacher pour venir jusqu’à Nice où ils pourront faire valoir leur droit à l’asile à la Structure du Premier Accueil des Demandeurs d’Asile (SPADA). Ouvrir la frontière en contrôlant les passages et y assurer des permanences de la SPADA permettrait d’organiser de façon sécurisée, légale et rationnelle le transit jusqu’à Nice.

La non prise en charge sociale des demandeurs d’asile entre la prise de rendez-vous à la Plate-Forme des Demandeurs d’Asile et le rendez-vous en préfecture : une fois arrivés à Nice, les demandeurs d’asile obtiennent un rendez-vous en Préfecture à la SPADA. Ce rendez-vous est souvent fixé à une dizaine de jours. En période de saturation, les délais ont été portés jusqu’à deux mois d’attente. Durant cette période et malgré le dévouement du personnel de "Forum Réfugiés", aucune prise en charge sociale n’est prévue et des familles, souvent avec enfants en bas âges, se retrouvent à la rue. Pour seule réponse, les demandeurs sont orientés vers des CHRS déjà saturés. L’ouverture d’espaces d’accueil dédiés spécifiquement aux demandeurs d’asile est un impératif à la fois pour la dignité de ces personnes et pour désengorger tout le circuit de l’accueil et de l’hébergement d’urgence dans le département.

La non détection systématique de la tuberculose chez les demandeurs d’asile et les mineurs isolés et le risque pour la santé publique : certains exilés viennent des zones les plus à risque au niveau de la tuberculose et certains camps en Italie ont été identifiés comme des foyers de propagation de la maladie. Les demandeurs d’asile adultes qui se présentent à la SPADA reçoivent une information sur le risque tuberculeux mais sans accompagnement possible au Centre de Lutte Anti-Tuberculose.
Les mineurs isolés, durant leur phase de mise à l’abri, sous votre responsabilité légale et dans l’attente de leur évaluation par l’Aide Sociale à l’Enfance, ne sont plus systématiquement soumis à un dépistage. Quand les arrivées sont trop nombreuses beaucoup sont déclarés majeurs et remis à la rue sans être passés par le Centre de Lutte Anti-Tuberculose. Qu’ils continuent leur route, qu’ils soient pris en charge par des bénévoles associatifs ou qu’ils aillent dormir en foyer avec des SDF, ils peuvent potentiellement développer la tuberculose et devenir des vecteurs de contamination.

Les conditions indignes de prise en charge des mineurs isolés durant la phase de mise à l’abri : dans les Alpes-Matitimes, suite à un accord entre la Préfecture et le Département, un mineur isolé, pour demander la protection de l’Aide Sociale à l’Enfance, doit se présenter au commissariat. Beaucoup de ces jeunes ont peur de l’uniforme, beaucoup ont subi des actes des violences dans leur pays d’origine ou des actes de torture dans les camps en Libye. Le service du Quart au commissariat Auvare, même avec les policiers les plus professionnels et bienveillants, n’est pas un lieu adapté pour accueillir des mineurs et, a fortiori, des mineurs ayant vécu un trauma nécessitant une prise en charge particulière. Rétablir, comme dans d’autres départements, un pré accueil des mineurs isolés dans les locaux du Département, par un travailleur social, serait beaucoup plus adapté.

La non prise en charge post-traumatique des exilés : de nombreux exilés ont vécu des traumatismes. Qu’il s’agisse d’acte de guerre ou d’actes de torture, de naufrages, de viols ou de traite organisée, ces exilés ont besoin d’une prise en charge post-traumatique tant physiologique que psychologique. Cette prise en charge est à la fois une nécessité absolue pour le devenir de ces personnes et un acte de prévention médicale et sociale de leurs phases de décompensations possibles dans l’avenir. Une détection systématique des troubles post-traumatiques, a minima dans les lieux d’accueils placés sous votre responsabilité directe (CADA, CRA, mineurs en phase de mise à l’abri…), serait un geste significatif.

La non prise en charge par le 115 des enfants de plus de 1 an et des femmes enceintes de moins de 7 mois : alors que dans la plupart des départements de France un enfant de moins de trois ans est considéré comme étant en situation de danger s’il dort à la rue, dans les Alpes-Maritimes, le 115 n’a plus obligation de prendre en charge les enfants de plus de un an. Il en va de même pour les femmes enceintes, automatiquement mises à l’abri dès leur 4ème mois de grossesse ailleurs et laissées à la rue jusqu’à leur 7ème mois de grossesse dans notre département. Cette situation constitue une mise en danger manifeste d’enfants en bas-âge et de femmes enceintes, c’est-à-dire de personnes légalement vulnérables. Le relèvement de ces seuils de prises en charge est tout autant un impératif humain qu’une obligation légale.
Nous vous remercions par avance de l'attention que vous porterez à la présente et, dans l’espoir d’une audience rapide, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Préfet, l'expression de notre profond respect.

                                                                                                       David Nakache

                                                                                                       Président de l’association « Tous citoyens ! »



mardi 16 juillet 2019

Rachat de Nice Matin : un danger pour la démocratie locale

Communiqué de presse de l'association Tous citoyens

"Rachat de Nice Matin : un danger pour la démocratie locale"


"Nice Matin est en phase d'être racheté et l'une des deux offres en lice aurait pour conséquence directe des "synergies de contenus" avec l'hebdomadaire Valeurs Actuelles. Cette offre est celle du groupe Prinvinvest Medias présidé par Étienne Mougeotte, et de sa société Valmonde Presse, propriété d'Iskandar Safa, détentrice de Valeurs Actuelles.

Valeurs Actuelles propose une ligne éditoriale ouvertement réactionnaire et xénophobe, alimentant de façon récurrente les thèses de l'invasion migratoire et du grand remplacement.

Nice Matin est le seul quotidien payant à Nice et se trouve, de fait, dans une situation de monopole, ce qui lui confère une responsabilité accrue quant à l'équilibre de sa ligne éditoriale. Sa situation financière n'a pu être sauvée que par l'action collective et coopérative de ses salariés constitués en SCIC.

Une mainmise de Valeurs Actuelles sur Nice Matin constituerait une plateforme quotidienne de diffusion massive de thèses d'extrême droite dans la 5ème ville de France à un an des élections municipales. Cette perspective devrait inquiéter bien au-delà des frontières de Nice et des Alpes-Maritimes.

Les thèses d'extrême droite sont aujourd'hui banalisées, légitimées et parfois institutionnalisées. Il revient à tout citoyen œuvrant pour le vivre ensemble, attaché aux valeurs de notre République, "Liberté, égalité, fraternité", de les combattre.

La presse locale est l'un des acteurs déterminants du débat public et de la démocratie locale. Il revient à tout défenseur de la démocratie de soutenir une presse la plus libre et la plus indépendante possible.

Nous appelons l'ensemble des acteurs en mesure de contribuer à empêcher le rachat de Nice Matin par Iskandar Safa à prendre leurs responsabilités et à tout mettre en œuvre pour cela."

L'association "Tous citoyens !"


mercredi 10 juillet 2019

Mineurs isolés : "Quand faire des économies rime avec mise en danger"


Communiqué de presse de l'association "Tous citoyens !"

Mineurs isolés : "Quand faire des économies rime avec mise en danger"


Les tensions et violences survenues au foyer pour mineurs isolés étrangers les Pins, à Valbonne, sont la conséquence directe de choix économiques : pour dépenser moins, le Département 06 a choisi d'ouvrir une structure trop grande de 100 lits qui entrave le suivi personnalisé et la prévention des conflits. Une telle structure favorise la mise en danger physique et psychologique du personnel comme celle des jeunes.

L'accompagnement des jeunes exilés nécessite des structures plus petites de 30 à 40 lits maximum, du personnel diplômé et formé en nombre suffisant. Ces mineurs ayant souvent subi des violences et des actes de torture, un suivi psychologique adapté et constant est indispensable. 

La répartition géographique de ces foyers doit également être pensée à l'avance. En effet, ces jeunes sont quasiment tous orientés vers de l'apprentissage. Or concentrer une centaine de jeune au même endroit revient à saturer de demandes les patrons proches acceptant des apprentis et à obliger les jeunes à rechercher des contrats d'apprentissage de plus en plus loin. 

Nous préconisons en conséquence une répartition des mineurs isolés dans des petites structures situées près des centres de formation et des bassins d'emplois potentiels.

Afin d'éviter des oppositions de maires ou de riverains, comme à Saint Agnès, nous préconisons un travail en amont, pour ne pas mettre la population et les élus locaux devant le fait accompli. Il s'agit de concevoir l'accueil de ces mineurs en accord avec la population, les élus et les associations locales et nous invitons le Département et la Préfecture à la concertation et au dialogue préalables.

La prise en charge de ces jeunes en souffrance connait de nombreuses carences quant aux conditions de mise à l'abri, aux modalité d'évaluation de minorité et aux premiers mois de placement. Mais le processus d'intégration, une fois véritablement lancé, se passe souvent de façon très positive. Les éducateurs, les centre de formation pour apprentis, les lycées professionnels et les entrepreneurs leur donnent une nouvelle chance et nous sommes témoins de belles réussites.

Il est regrettable que le choix d'un accueil au plus bas coût vienne entraver les efforts conjugués de jeunes exilés qui font tout pour s'en sortir et de l'ensemble des acteurs qui leur viennent en aide, au risque d'une mise en danger des jeunes et du personnel encadrant.

Or les arbitrages budgétaires révèlent une priorisation des actions à mener et, au fond, relèvent de décisions politiques et bien souvent idéologiques. Nous ne pouvons que rappeler le Président du Département et le Préfet des Alpes-Maritimes à leurs obligations légales de protection, de soin et d'éducation des mineurs isolés étrangers ainsi que de protection du personnel encadrant.

L'association "Tous citoyens !"

mardi 2 juillet 2019

Yagouba reconnu mineur !

Bonjour,

Yagouba est un mineur isolé qui a subi les pires sévices en Libye. Arrivé en France il s'est présenté à la police et a été mis à l'abri par l'Aide Sociale à l'Enfance. Quand il a demandé à voir un médecin on lui a donné du paracétamol. Quand il a montré son acte de naissance original on lui a fait passer des tests osseux pour le déclarer majeur. 

Il est, depuis une douzaine de jours, pris en charge par "Tous citoyens !". Ce matin, le tribunal pour enfant a ordonné son placement jusqu'à ses 18 ans. 

Un grand merci à Maître Mireille Damiano qui a représenté Yagouba. Un grand merci à Joel qui l'a hébergé et a tant pris soin de lui et à Yohann qui l'a lui aussi accompagné à l'hôpital.

Yagouba va poursuivre son hospitalisation puis sera placé en foyer.

Bienvenue en France mon grand, une nouvelle vie s'ouvre à toi.

Pour "Tous citoyens !"

Fraternellement

David Nakache




mercredi 5 juin 2019

Marche citoyenne pour la journée mondiale des réfugié.e.s

Journée mondiale des réfugié.e.s 2019


L'Europe forteresse laisse les exilé.e.s mourir en mer. Celles et ceux qui parviennent jusqu'à nos rives, nos villages et nos villes se heurtent aux murs, aux barbelés, aux camps, et à un parcours administratif jalonné d'entraves et de droits bafoués. 
Rappelons avec force nos valeurs de solidarité et de fraternité. 

Nous souhaitons marquer la journée mondiale des réfugié.e.s 2019 par une grande marche à travers la ville de Nice, marche de dénonciation des insupportables conditions faites aux exilé.e.s, marche d’hommage pour toutes celles et ceux qui sont morts sur leur route d’exil, notamment en Méditerranée, marche pour la libre circulation des personnes et l'ouverture des frontières.
De Rauba Capeu à la place Garibaldi en passant par le Quai des Etats-Unis, la place Massena et le Bd Jean Jaurès, nous marcherons ensemble pour que notre humanité ne soit pas un vain mot :


Journée mondiale des réfugié.e.s 2019
Marche citoyenne
dimanche 23 juin à 16h 
au départ de Rauba Capeu à Nice

Premiers signataires : Les Amis de la démocratie, Attac 06, 
ATD Quart Monde Nice, le centre LGBT Côte d'Azur, EELV 06, Ensemble! 06, la LDH Nice, le Mouvement pour la paix 06, le MRAP 06, Nice au cœur, le PCF 06, le PS 06, Pax Christi Nice, RESF 06, Roya citoyenne, SOlidarité MIgrant-e-s COllectif 06, le Syndicat des Avocats de France, Tous citoyens ! et Vallées solidaires.

mardi 28 mai 2019

Extrême droite, vers une prise de conscience de l'Université de Nice ?

Bonjour,

Par un communiqué de presse ce matin nous avons alerté l'opinion publique et demandé des comptes à l'Université de Nice sur le choix de ses intervenants.

En effet, une conférence de Jean Bricmont était programmée cette après midi. Jean Bricmont est complotiste, nationaliste et a défendu avec acharnement et à plusieurs reprises, sous couvert de défense de liberté d'expression, Dieudonné et plusieurs négationnistes.

Quand bien même son intervention sur la physique quantique ne porte pas sur ses thèses politiques, le fait de lui donner la parole au sein de l'université constitue un bien sombre signal donné aux étudiants.

Nous apprenons que, suite à notre communiqué et à celui de Solidaires étudiants, l'université a annulé cette conférence. Nous pouvons lire sur son site : "La conférence de Jean Bricmont sur "Comprendre la mécanique quantique" est annulée en raison des tensions que son annonce a pu susciter dans la société civile et dans le monde universitaire (et ce jusque dans nos laboratoires respectifs). Les conditions d'un débat scientifique serein ne sont pas réunies."

Nous avons joué notre rôle de vigie citoyenne et nous pouvons nous en réjouir. Pour autant, il est très inquiétant que l'université ait eu besoin de notre intervention pour ce poser des questions éthiques et pour débattre en interne du choix de ses invités. Nous espérons que cette décision amorce une réelle prise de conscience.

Le combat contre les thèses d'extrême droite ne doit pas se résumer à des déclarations catastrophées au lendemain des résultats électoraux, il doit se mener chaque jour.

Pour "Tous citoyens !"

David Nakache